SCÈNE XVIII
LES 3IÉMES, L.4 BONNE, UN CAPORAL suivi de quatre hommes, VOISINS ET VOISINES.
hx BO!vivE. — Par ici, par ici! tenez, les v'ià, tous les tambours; nous allons rire.
M. PARE>T. — Caporal! emparez-vous de ces messieurs.
MADAME PAUEJïT, se jclaut ûu COU d'wî voisin. — Ab! monsieur Second, ils veulent m'emmener mon mari.
MADAME DEVAux. — N'ayez donc pas peur, cher ange, ils n'en ont pas la moindre idée.
M. PARE^T. — Calme-loi, Jlélanie ; je t'en prie en grâce, conserve ton sang- froid.
l'enfant. — Petit papa !
MADAME PARENT, sc précipitant au cou d'un autre voisin. — Ils vont emmener mon mari, monsieur Desnoyers !
LE CAPORAL. — Allons, voyons, filons.
PREMIER TAMBOLR. — Caporal..., c'cst unc bêtise...
LE CAPORAL. — Vous expliquerez ça au poste
DEUXIÈME TAMBOUR. — Capoml, cest par rapport à un camarade qui s'est trouvé bu; caporal, il est Iju.
MADAME PARENT. — Et dire qu'enrhumé comme il Test, il est sans culotte. ]\lon Dieu! mon Dieu ! manie Devaux, que je suis malheureuse!
MADAME DEVAUX. — MoU DICU! VOUS U'ètCS
guère raisonnable non plus.
MADAME PARE>'T. — Jc suis bien à plaindre, monsieur Desnoyers!
M. PARENT. — Caporal, entraînez-moi tous ces gens-!ii au corps de garde.
PREMIER TAMBOUR. — Major, ce que vous faites là n'est guère délicat.
MADAME pvREXT. — Passe donc ta culotte, monsieur Parent, enrhumé comme tu l'es.
MADAME DEVAUX, — Vous l'étourdissez, chère amie; vous le ferez tourner en bourrique, le pauvre clier homme.
M. PAREXT. —Caporal, faites votre devoir.
QUATRIÈME TAMBOUR, sorUiiit de sa t'êverie. — Veux voir Camion.
M. PAREXT. — Messieurs, remplissez votre mandat, je vous rejoins dans l'instant.
MADAME PAREXT. — Oui, mcssieuTS, Ic Icmps (le mettre un pantalon.