LES MÊMES, M. PARENT, MADAME PARENT
MADAME PARENT. — Allous, vovons, monsicur Parent, as-tu tout ce qu'il faut pour sortir? M. PARENT. — Oui, je crois n'avoir rien oublié.
MADAME PARENT. — Nc sois pas (pop long-tetiips là-bas; tu sais toutes les visites que tu as à faire aujourd'hui?
M. PARK«T. — Je les ai prises par écrit.
MAJ)AME pare:xt. — Qui a sonné, mademoiselle, comme j'étais dans ma chambre avec mon mari?
LA Eo»E. — Monsieur Trémiaud.
MABAME PARENT. — Vous lul avez dit que nous n'y étions pas?
LA BONNE. — Oui, madame... et puis il est encore venu une personne.
MADAME PARENT. — Qui dOnC?
LA BONNE. — Je ne me rappelle pas son nom, à c'te personne-là... Au surplus, v"là une carte qu'elle m'a donnée pour vous avec une autre pour monsieur.
MADAME PARENT. — Popclin ! Qu'csl-cc que ce Popelin-ià, monsieur Parent?
M. PARENT. — C'est un petit monsieur qui vient d'être nommé vérificateur ; il est d'hier au ministère.
MADAME PARENT. — Et d'où vicnt-il? C/csl la première fois que j'en entends parler.
M. PARENT. — Du secrétariat. C'est une créature du directeur général, et qui ira loin si l'on n'éprend garde.
MADAME PARENT.— Jespère que tu y veilleras... En voilà assez qui le passent sur le corps...
M. PAREM. — Eh bien, je nren vas.
MADAME PARETïT. — AUeiids, quc jc (loniic un coup (le brosse à ton habit.
LA Bo>->E. — Madame, je l'ai brossé,
MADAME PAREM. — Je ne dis pas non ; mais le collet a sans doute été oublié, il est affreux... Qu"est ce qu'on dit à son petit père?
l'eîsfa^'t. — Adieu, petit père.
MADAME parest. — Faut toujours vous le dire.
M. PARE>r. — Adieu, petit lorhomme.
MADAME PAREST. — iNc sojs pas longtemps, monsieur Parent, je te le recommande encore. Regarde bien si tu n'oublies rien.