LE MALADE, MADAME BERGERET
LE MALADE. — Qlie VOUS 3 dit 16 dOCleUT?
MADAME BERGERET. — 11 nc m'a Hen dit.
LE MALADE. — Si fait, j'ai enlendu quil vous disait quelque chose.
MADAME BERGERET. — Pout-êti'e bien, je n'iiren rappelle plus.
LE MALADE. — Je m'en doute bien.
MADAME BERGERET. — Si VOUS VOUS CH dOUlCZ,
pourquoi que vous me le demandez, si vous vous en doutez?
LE MALADE. — Je voudrais bien ma potion.
MADAME BERGERET. — Il faut tout VOUS mettre dans la main, à vous. Tenez, la voilà.
LE MALADE. — Eu VOUS remerciant.
MADAME BERGERET. — Qu'cst-ce quc VOUS avez besoin de deux soufflets ici? Est-ce que je n'pourrais pas bien emporter c'iui d'vot" chambre à coucher?
LE MALADE. — Pourquol douc ça? j'ai besoin de mes soufflets.
MADAME BERGERET. — POUf SOUfflcr danS VOl'
lit, n'est-ce pas? Mais je savais bien que vous n'me donneriez rien, allez; vous êtes si généreux! avec ça que vous me payez cher.
LE MALADE. — Jc VOUS paye selon mes moyens.
MADAME BERGERET. — J' Dieu vas déjcuuer, puisque c'est comme ça, je ne peux pas déjeuner ici: ça sent bien trop le renfermé.
LE MALADE. — Vous allcz èlrc encore aujour-
jourd'liu! par voies et par chemins, nie laisser toul seul.
MADAME EtRGERET. — Jc n'reslc icl que par égard pour M. Chapeliier, allez; que le ciel vous confonde! {Elle tire la porte en s'en allant ik toute la force du poignet.)
LE MALADE. —Ail! ail! nion Dieu...