‹ Petites gensChapitre 7 sur 56 · LE MALADE, MADAME BERGERET · texte numérisé non relu

LE MALADE, MADAME BERGERET

LE MALADE. — Qlie VOUS 3 dit 16 dOCleUT?

MADAME BERGERET. — 11 nc m'a Hen dit.

LE MALADE. — Si fait, j'ai enlendu quil vous disait quelque chose.

MADAME BERGERET. — Pout-êti'e bien, je n'iiren rappelle plus.

LE MALADE. — Je m'en doute bien.

MADAME BERGERET. — Si VOUS VOUS CH dOUlCZ,

pourquoi que vous me le demandez, si vous vous en doutez?

LE MALADE. — Je voudrais bien ma potion.

MADAME BERGERET. — Il faut tout VOUS mettre dans la main, à vous. Tenez, la voilà.

LE MALADE. — Eu VOUS remerciant.

MADAME BERGERET. — Qu'cst-ce quc VOUS avez besoin de deux soufflets ici? Est-ce que je n'pourrais pas bien emporter c'iui d'vot" chambre à coucher?

LE MALADE. — Pourquol douc ça? j'ai besoin de mes soufflets.

MADAME BERGERET. — POUf SOUfflcr danS VOl'

lit, n'est-ce pas? Mais je savais bien que vous n'me donneriez rien, allez; vous êtes si généreux! avec ça que vous me payez cher.

LE MALADE. — Jc VOUS paye selon mes moyens.

MADAME BERGERET. — J' Dieu vas déjcuuer, puisque c'est comme ça, je ne peux pas déjeuner ici: ça sent bien trop le renfermé.

LE MALADE. — Vous allcz èlrc encore aujour-

jourd'liu! par voies et par chemins, nie laisser toul seul.

MADAME EtRGERET. — Jc n'reslc icl que par égard pour M. Chapeliier, allez; que le ciel vous confonde! {Elle tire la porte en s'en allant ik toute la force du poignet.)

LE MALADE. —Ail! ail! nion Dieu...

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