‹ Petits châteaux de Bohême, La Bohême galanteChapitre 41 sur 72 · FE · texte numérisé non relu

FE

les Dormeut Jeut L'ébe

iso Écutta ® tonte verte Tanct tes Aecetevraut {!e

(« (CERTES à Cu

Ut beujtonc ?

{eu pet NE ê« A yx à gauche de esuprl x ERA Letctee AS

1, 2 Lu sur à lt Care 8 à < E À vus D'ecrtr deu ques out Hacis feu

ENG à «x f pates ci l'annict. 4 eur ne Lércte 0e ant, cie FA tes d LA [ES NES de (ous L4 (a Geftesave va (age En

us !

-les auae tu Ventr D “x mintee Le Her Drame peresi FRITES Î 1:

LAS Jeu À

5 DS Méleuste eu l'eu Laure A. ed :

ne Evene cu fe GE ere tout ur pate leiu cette pro fouê e+ HE a petits {ua jeter (ee nu U Eau pére Cu ET f; bu tt, or LU chu tree . Où \eucouts € tue haues & Cat pere 2 cite Àe u ou 4 De PASS.

9! Cu RARE Pat poudre,

fx RASE ER ta Tor ue

Sa Ch eut AUS

o es

cucuu Does Eu du Aouy/ acces

va tuct PE est À au fac se tua lrates) En Q ‘ait UE Ji ae nes Dies ot {° d'A Eu Marc pentes | RER cauash :Burotrots Ve peu:

‘Eaù ss du Hal Lee nitla., Less fut

a aa CUT

ne du np <a £llei felèue Lex et {ER ul l Hadeueet du fnau, ee 2 laucceuns Cas

Lu braa su ('aret de VE

fra, D'ou Je 4ecles Douudi,

{ papers uu Wmaas au du! par RUNere

Vo : VA qiea m'ar} grande Gud quan Ci RETAREe + 6 Vecue d prlate 2 & suÿe, w ut ques bouquet D fon bre As ce Loft ES

du feutres Le RENTE

Je uk ut Du Es Qu HMmaium du Wmauou ass & ct nette vel

trit autographe.

reconnus depuis par Cuvier*. — Attaqué d’un côté par la rue de l'Empereur”, de l’autre par le quartier de la mairie*, qui sape les âpres montées et abaisse les hauteurs du versant de Paris, le vieux mont de Mars aura bientôt le sort de la butte des Moulins, qui, au siècle dernier, ne montrait guère un front moins superbe*. — Cependant il nous reste encore un certain nombre de coteaux ceints d’épaisses haies vertes, que l’épine-vinette décore tour à tour de ses fleurs violettes et de ses baies pourprées.

Il ya là des moulins*, des cabarets et des tonnelles, des élysées champêtres et des ruelles silencieuses, bordées de chaumières, de granges et de jardins touffus, des plaines vertes coupées de précipices, où les sources filtrent dans la glaise, détachant peu à peu certains ilots de verdure* où s'ébattent des chèvres, qui broutent l’acanthe suspendue aux rochers; des petites filles à l'œil fier, au pied montagnard, les surveillent en jouant entre elles. On rencontre même une vigne, la dernière du cru célèbre de Montmartre, qui luttait, du temps des Romains, avec Argenteuil et Suresnes. Chaque année, cet humble coteau perd une rangée de ses ceps rabougris, qui tombe dans une carrière. — Il y a dix ans, j'aurais pu l’acquérir au prix de trois mille francs... On en demande aujourd’hui trente mille. C’est le plus beau point de vue des environs de Paris.

Ce qui me séduisait, dans ce petit espace abrité

par les grands arbres du Château des Brouillards*,

était d’abord ce reste de vignoble lié au souvenir de saint Denis, qui, au point de vue des philosophes, était peut-être le second Bacchus (Atovicws), et qui a eu trois corps, dont l’un a été enterré à Montmartre, le second à Ratisbonne et le troisième à Corinthe. — C'était ensuite le voisinage de l’abreuvoir*, qui, le soir, s’anime du spectacle de chevaux et de chiens que l’on y baigne, et d’une fontaine construite dans le goût antique, où les laveuses causent et chantent comme dans un des premiers chapitres de Werther. Avec un bas-relief consacré à Diane et peut-être deux figures de naïades sculptées en demi-bosse, on obtiendrait, à l’ombre des vieux tilleuls qui se penchent sur le monument, un admirable lieu de retraite, silencieux à ses heures, et qui rappellerait certains points d'étude de la campagne romaine. Au-dessus, se dessine le chemin des Bœufs*, puis le jardin du restaurant Gaucher, avec ses kiosques, ses lanternes et ses statues peintes... La plaine Saint-Denis a des lignes admirables, bornées par les coteaux de Saint- Ouen et de Montmorency, avec des reflets de soleil ou de nuages qui varient à chaque heure du jour. À droite, est une rangée de maisons, la plupart fermées pour cause de craquements dans les murs. C’est ce qui assure la solitude relative de ce site : car les chevaux et les bœufs qui passent, et même les laveuses* ne troublent pas les méditations d’un sage, et même s’y associent. — La vie bourgeoise,

ses intérêts et ses relations vulgaires lui donnent

seuls l’idée de s'éloigner le plus possible des grands centres d'activité.

Il y a à gauche de vastes terrains, recouvrant l’emplacement d’une carrière éboulée, que la commune a concédés à des hommes industrieux qui en ont transformé l’aspect. Ils ont planté des arbres, créé des champs où verdissent la pomme de terre et la betterave, où l’asperge montée étale en cette saison ses panaches* verts décorés de perles rouges.

On descend le chemin et l’on tourne à gauche. Là sont encore deux ou trois collines vertes, entaillées par une route qui, plus loin, comble des ravins profonds, et qui tend à rejoindre* un jour la rue de l'Empereur entre les buttes et le cimetière. On rencontre là un hameau qui sent fortement la campagne, et qui a renoncé, depuis trois ans, aux travaux malsains d’un atelier de poudrette. — Aujourd’hui, l’on y travaille les résidus des fabriques de bougies stéariques*. — Que d'artistes repoussés du prix de Rome y sont venus étudier* la campagne romaine et l'aspect des marais Pontins! Il y reste même un marais* animé par des canards, des oisons et des poules.

Il n’est pas rare aussi d'y trouver des haillons pittoresques sur les épaules des travailleurs. Les collines, fendues çà et là, accusent le tassement du terrain sur d'anciennes carrières; mais rien n’est plus beau que l’aspect de la grande butte, quand le soleil

éclaire ses terrains d’ocre rouge veinés de plâtre et

de glaise, ses roches dénudées et quelques bouquets d'arbres encore assez touffus, où serpentent des ravines* et des sentiers.

La plupart des terrains et des maisons éparses de cette petite vallée appartiennent à de vieux propriétaires, qui ont calculé sur l’embarras des Parisiens à se créer de nouvelles demeures et sur la tendance qu'ont les maisons du quartier Montmartre à envahir, dans un temps donné, la plaine Saint-Denis. C’est une écluse qui arrête le torrent; quand elle s'ouvrira, le terrain vaudra cher. — Je regrette d’autant plus d’avoir hésité, il y a dix ans, à donner trois mille francs du dernier vignoble de Montmartre.

Il n’y faut plus penser. Je ne serai jamais propriétaire : et pourtant que de fois, au 8 ou au 15 de chaque trimestre (près de Paris, du moins*), j'ai

chanté le refrain de M. Vautour :

Quand on n'a pas de quoi payer son terme, Il faut avoir une maison à soil!

J'aurais fait faire dans cette vigne une construction si légère!... Une petite villa dans le goût de Pompéi, avec un impluvium et une cella, quelque chose comme la maison du poète tragique. Le pauvre Laviron, mort depuis sur les murs de Rome*, m'en avait dessiné le plan. — A dire le vrai pourtant, il n’y a pas de propriétaires aux buttes de Montmartre. On ne peut asseoir légalement une propriété sur des

terrains minés par des cavités peuplées dans leurs

parois de mammouths et de mastodontes. La commune concède un droit de possession qui s'éteint au bout de cent ans... On est campé comme les Turcs; et les doctrines les plus avancées auraient peine à contester un droit si fugitif où l’hérédité ne peut

longuement s’établir!.

IT

Page 1