VER
Page 97. — Angélique, lettre XI.
Page 102. — .. l'air est charmant. — Je suis la disposition de l’Artiste. Dans le recueil de 1855, A. Houssaye détache le récit qui suit et le donne sous le titre : La Reine des poissons. Gérard lui-même l’a d’ailleurs publié aussi, comme une nouvelle distincte, dans son petit volume des Contes et Facéties. Paris, Giraud, 1852.
Page 107. — . sur un autre terrain. — Ici finissent les souvenirs que Gérard a donnés à l’Artiste, sous le titre La Bohême galante. — Pour compléter son recueil, Houssaye a ajouté des articles empruntés à diverses publications. Je supprime la Main enchantée et le Monstre vert que l’on retrouvera dans le volume des Contes et nouvelles.
Page 109. — Article publié dans l’Artiste, le 11 avril 1841 (2° série, t. VII), sous le titre : Mémoires d’un Parisien. Sainte-Pélagie en 1832. J’ai corrigé, sur l'original, quelques fautes de copie du recueil de 1855.
Page 109. — .. Magalon. — Un des fondateurs de l’ Album. Emprisonné à Sainte-Pélagie et à Poissy pour délits de presse, les traitements dont il fut victime soulevèrent l’indignation ; Chateaubriand intervint en sa faveur.
Page 109. — ... Mémoires de M. Gisquet... — Ancien préfet de police. Paris, Marchant, 1840, 4 vol.
Page 110.— ... que nous ignorions profondément; — En février 1832, après le complot de la rue des Prouvaires.
Page 112. — .. pendant qu’on ferait... — B. G. : ... pendant qu’on faisait.
Page 113.— ... le vol des médailles de la Bibliothèque. — Le
6 novembre 1831. Fossard était un forçat libéré dont le frère tenait un commerce de bijouterie.
Page 113.— .. un front de génie... — B. G. : … au front du génie.
Page 113. — ... pour en examiner... — B. G. : ..… pour examiner.…
Page 115. — ... camarades de chambrée... — B. G. : ... camarades de chambre.
Page 116. — ... se dévouaient à représenter... — B. G.: …. se dévouaient et représentaient.
Page 122. — … de sa mise en liberté. — Évariste Gallois avait
été emprisonné à la suite de ses imprudences de langage à un banquet politique. Grièvement blessé en duel par Pescheux d’Herbinville, il mourut le 31 mai 1832.
Page 123. — Ces souvenirs ont paru d’abord dans l’Zllustration, du 9 octobre au 13 novembre 1852, c’est-à-dire après le retour de Hollande, au moment où l’Artiste donne la Bohême galante. — Je rétablis le texte primitif, altéré parfois dans le recueil de 1855.
Page 123. — LE RéALISME. — En 1852, nous sommes en pleine campagne réaliste. G. Planche fulmine contre Courbet à la Revue des Deux Mondes ; Champfleury, son défenseur passionné depuis 1848, prend des allures de chef d’école (article de la Semaine théâtrale du 1er février 1852) et commence à atteindre le gros public. Bientôt paraîtront
les Aventures de Mariette. D'autre part, Champfleury a déjà donné des preuves de sa sympathie pour Gérard de Nerval (Messager des théâtres, 4 mai 1849; National, 1er octobre 1850). — Voy. E. Bouvier, La Bataille réaliste.
Page 124.— .…. la Clef de la rue. — La clé de la rue ou Londres la nuit, article de la Revue britannique, juillet-août 1852.
Page 125. — Mon AMI. — « Sa pensée allait sans cesse chercher dans les années antérieures les bonheurs évanouis. Il vivait comme dans un rêve perpétuel, au milieu des fantômes et des chimères, qui lui plaisaient d’autant plus qu'ils revêtaient des formes plus idéales. J'étais devenu son confident.. J’entrepris de le guérir et, comme la belle saison était revenue, nous nous mîmes à faire de longues promenades, qui parfois duraient plusieurs jours, dans les environs de Paris. Pendant que nous allions ainsi, presque toujours à travers bois, à Meudon, à Sèvres, à Saint-Cloud, à Versailles, à Saint-Germain, j’essayai de faire renaître ces ardeurs qui donnent des forces pour le travail... » (G. Bell, Études contemporaines, Gérard de Nerval. Paris, Lecou, 1855, in-89. — Paru d’abord dans l’Artiste, mars-avril 1855).
Page 126. — Dupont de Nemours, — Économiste de l’école de Quesnay, mort en 1817 dans l’état de Delaware.
Page 127. — ... ou seulement même, (Ms.). — Illustration et B. G. : … ou seulement à Montmartre.
Page 128.— ... Château-Rouge,.…— Bal public ouvert parun
certain Bobeuf, aux environs de 1845, en haut de la chaussée de Clignancourt, dans une propriété qui avait eu l’honneur, affirmait le tenancier, d’abriter la belle Gabrielle.
Page 129. — ... Saint-Cricq? —Surle baron de Saint-Cricq et ses excentricités légendaires, voy. Alfred Delvau, les Lions du jour, — Roger de Beauvoir, Les Soupeurs de mon temps. — Ses folies lui avaient valu une popularité qu’il entretenait avec soin. Sa grande joie était, dans les restaurants à la mode, de composer des mixtures étranges, pour l’ébahissement des badauds. Au théâtre, il adorait interpeller
ll 19
|. Set à —
le public, ou engager avec les acteurs en scène des conversations particulières. Expulsé de la Comédie-Française, il avait transporté son quartier général à la Porte-Saint- Martin ; mais le directeur Harel se fâcha à son tour.
Page 131. — T'out le monde sait les facéties… (Ms.). — Jllustration et B. G. : Nous savons toutes les facéties…
Page 131. — .. je ne sais trop... (Ms.). — Jllustration et B. G.:... je ne sais guère.
Page 132. — ... près de l’ancien estaminet de l'Épi-Scié,…
(Ms.). — Illustration et B. G. : … près de l'Épi-Scié,.… — L’Épi-Scié, café au coin du faubourg du Temple. Il fut démoli lors de la construction du Théâtre historique. C'était d’ailleurs un établissement assez louche, hanté de vagabonds faméliques et d’escarpes de toute catégorie, — bouge et tapis franc où la police faisait souvent des perquisitions fructueuses.
Page 132. — Trois fois. — Le premier voyage de Gérard en Angleterre remonte à 1836 (article sur les mœurs anglaises dans la Charte de 1830, 5 décembre 1836). — Le second est de 1845 (article sur les Plaisirs de Londres dans la Presse, 8 septembre 1845), le troisième de 1849. — Voy. A. Marie, livre cité, p. 210.
Page 134. — ... la fusion. — La coalition des légitimistes et des orléanistes après la révolution de 1848.
Page 135. — LE cAFÉ DES AVEUGLES. — Sorte de caveau du Palais-Royal, à l’extrémité de la galerie Beaujolais opposée au théâtre. Le café avait eu une réputation assez fâcheuse. Un orchestre d’aveugles accompagnait les exercices bruyants d’un sauvage en maillot rose, paré de plumes multicolores.
Page 136. — ... le Palais-National,... — B. G.: …. le Palais- Royal, — Le Palais-Royal était devenu le Palais-National en 1848.
Page 136. — .. l’homme à la poupée... — Le célèbre ventri-
. loque Valentin.
Page 138. — ... Bal des chiens. — Dans son volume les Cy-
thères parisiennes (1844), Alfred Delvau a emprunté ce chapitre à Gérard de Nerval.
Page 140. — La Gocuerre. — Les Goguettes, sociétés de chanteurs et buveurs qui tenaient leurs assises dans les cabarets, s'étaient multipliées depuis 1817, après la dispersion des membres du Caveau. Chaque goguette avait son règlement, son président, ses officiers. La Goguette des Frileux, à l’entrée de l’ancienne barrière des Poissonniers, fut longtemps la plus célèbre.
Page 144. — .… celte chanson colorée : ... — Chanson d’A. de Chatillon, musique de Darcier. — Voy. A. de Chatillon, Chant et poésie, avec une préface de Th. Gautier. Paris, Dentu, 1855.
Page 148.— Les pharmacies... — B. G.: Les pharmaciens.
Page 152. — Ce sont les charniers. — Les galeries voütées qui entouraient l’ancien cimetière des Innocents. Dès le xvie siècle, on avait pris habitude de vendre, sous les charniers, des objets et des livres de piété. Puis, ce furent d’autres commerces. Une fois débarrassés des ossements qui s’y étaient accumulés, ils se transformèrent en boutiques de toutes sortes : des marchands de vin, en particulier, offraient, la nuit, un asile aux gens de la halle et aux maraîchers.
Page 152. — . Robbé,... — Le poète satirique Robbé de Beauveset, pensionné par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, et ensuite par Louis XV.
Page 152. — . de MMe Hus ou de la comtesse de Beauharnais, — Mie Hus, une des plus jolies et des plus médiocres actrices de la Comédie-Française. Après avoir ébloui Paris par un luxe qu’elle ne devait pas à son talent, elle s’était efforcée de l’étonner encore par sa vieillesse édifiante. — Fanny de Beauharnais, l’amie de Dorat.
Page 155. — … Paul Niquet. — Le cabaret de Paul Niquet, dans la rue aux Fèves, ouvrait sur le marché par une porte étroite surmontée d’une lanterne. Il fut exproprié lors de la construction des nouvelles halles et démoli en 1853.
Page 158. — ... et je me flattais.., car je n'avais pas... — B. G.:... et je me flattais.… et je n'avais pas... Page 161. — Des corridors, des corridors sans fin!... — Gom-
parez le rêve d’Aurélia (17e partie, IT) : « J’errais dans un vaste édifice... Je me perdis plusieurs fois dans les longs corridors... » — Après les chapitres précédents, d’une lucidité parfaite, ces quelques pages produisent une impression pénible. En ces dernières années, Gérard est toujours, même aux meilleurs moments, sous le coup de la terrible menace.
Page 162. — .. Bilboquet... — Le rôle d’Odry dans les Saltimbanques.
Page 162. — CHœur DES GNOMES. — Voy. Stello, ch. 11.
Page 165.— … de n'être pas fou. — Gérard cite de mémoire.
Voici le texte véritable de Pascal : « Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou par un autre tour de folie que de n’être pas fou. »
Page 171. — . M. de Fongeray. — Pseudonyme de Dittmer et Cavé, en tête des Soirées de Neuilly.
Page 172. — … chasse à la loutre... — Voy. la lettre à Bu-
loz d’août 1852.
Page 175. — EN prison. — Voy. la seconde partie de Mie prigioni d'Alfred Delvau, à la date de 1857 (le Fumier d'Ennius), et le Jour de l’an d’un vagabond de Glatigny (1869).
Page 183. — Articles publiés dans l’Uustration (30 décembre 1854, 6 janvier et 3 février 1855). C’est, deux ans après les Muits d'octobre, une suprême évocation de son cher Valois. Et pour la dernière fois, revivent les doux souvenirs et se raniment les fantômes du passé. — Je reproduis le texte de l’Zllustration. Pour le chapitre r et les trois premiers paragraphes du chapitre 11, j'ai pu retrouver le manuscrit original.
Page 183.— ... dans une villa... (Ms. et Jllustr.). — B. G. : .… dans une ville... — En revenant d’Allemagne, Gérard avait été ramené chez le D' Blanche, à Passy (6 août 1854) ; mais il avait trouvé le moyen de s’évader et, pendant deux semaines, il erra à l’aventure.
Page 183. — …. toucher à la ville... — La vieille maison de la rue Saint-Thomas-du-Louvre avait été expropriée. Voy. Angélique, lettre XIII.
Page 184.—... un louis pour une chanterelle,.… (Ms.). — Jllustration et B. G. : .… un louis pour entendre une chanterelle,.…
Page 185.— ... les monstres informes reconnus depuis. (Ms. et Zllustr.). — B. G. : ... les monstres informes reconstruits depuis... — Voy. Nuits d'octobre, III : La Nuit de Montmartre.
Page 185.— .. rue de l'Empereur, — Actuellement rue Lepic, tracée sur l’ordre de Napoléon Ier.
Page 185. — ... de l’autre par le quartier de la Mairie, (Ms. et Zllustr.). — B. G. : ... de l’autre par la mairie,
Page 185.— ... un front moins superbe. — L'ancienne butte
des Moulins, plus tard butte Saint-Roch. Elle s’étendait à peu près sur l’espace compris entre l’église Saint-Roch et la rue de Richelieu. Le percement de l’avenue de l'Opéra acheva de la faire disparaître.
Page 185. — Jl y a là des moulins, (Ms.et Zllustr.). — B. G. : Ily a des moulins, .…
Page 185. — ... certains ilots de verdure... (Ms. et llustr.). — B. G. : ... certains flots de verdure.
Page 185.— ... Château des Brouillards,.….. — Une ferme sous
Louis XIV, plus tard une salle de bal ; actuellement, avec ses verdures à peu près respectées, un immeuble de rapport au n° 13 de la rue de Girardon.
Page 186. — .. l’abreuvoir,... — Abreuvoir alimenté par la Fontaine du Buec, au bas de l’ancien chemin des Fontaines, puis de la Croix-du-Buc, puis des Brouillards
{actuellement rue Girardon). Il ne reste rien de cet abreu-
voir.
Page 186.— ... se dessine le chemin des Bœufs,... (Ms.). — Illustration et B. G. : .… se dessine et serpente la rue des
Brouillards qui descend vers le chemin des Bœufs... (Actuellement rue Marcadet.)
Page 186. — ... qui passent, et même les laveuses.. (Ms. et Tllustr.). — B. G. : ..… qui passent, les laveuses… Page 187.— … étale en cette saison ses panaches.… (Ms.). — Illustration et B. G. : ..… étalait naguère ses panaches... Page 187. — … tend à rejoindre. (Ms. et Zllustr.). — B. G. : … tend à joindre.
Page 187. — Aujourd’hui... stéariques. — Cette parenthèse manque sur le manuscrit.
Page 187. — ... y sont venus étudier. (Ms.). — Illustration et B. G. : ... sont venus sur ce point étudier.
Page 187. — Il y reste même un marais. (Ms. et Zllustr.). — B. G.:1ly reste un marais.
LJ Page 188. — .. des ravines…. (Ms.). — Zllustration et B. G. : .… des ravins… Page 188. — .. (près de Paris du moins)... — Cette parenthèse manque sur le manuscrit.
Page 188.— ... sur les murs de Rome, (Ms. et Zllustr.). — B. G. : … sous les murs de Rome, — Gabriel Laviron, un
des grands amis de Gigoux, avait fait partie de la « jeunesse des ateliers » recrutée par Gérard, Th. Gautier et P. Borel pour la soirée d’Hernani. Cultivé, mais incapable d’un effort suivi, il mena une existence de bohème et fut tué, en 1849, par une balle française, dans les derniers jours du siège de Rome. Dans les premiers mois de 1844, Laviron est, en même temps que Gérard, un des collaborateurs réguliers de l’Artiste.
Page 191. — Depuis, l’on a transformé ce monument en pénitencier,.… — Un pénitencier militaire. Voy. Saint-Germain, prison pénitentiaire, article d'Eugène Chapus dans l’ Artiste, série I, t. IX (1835).
Page 192. — Les habitués, bouchers ou conducteurs... — B. G. : Les habitués, les bouchers ou conducteurs.
Page 193. — ... pour raffermir les fondations du château... — B. G. : … pour raffermir les fondations,.…
Page 193. — ... de leurs rois. — Jacques IT, exilé, se retira au château de Saint-Germain.
Page 194. — ... aux convenances militaires. — B. G. : . aux gouvernances militaires.
Page 195. — … sur des habitants... — B. G. : .… sur les habitants.…
Page 197. — ... des Joyeux et des Bergers de Syracuse; — Voy. Dinaux, les Sociétés badines…
Page 197. — Je me rappellerai toujours... — B. G.: Je me rappelai….
Page 197, — Aux Polonais! et à ces dames! — Voy. Nuits d'octobre, 1x : la Goguette.
Page 197. — ... du merle, ou n’a pas faussé... — B. G. : … du merle; on n’a pas faussé... — Voy. ci-dessus, p.143. Page 199. — ... des arbres presque effeuillés.… — B. G. :
.… des arbres effeuillés… Page 200.— … les intéressait… — B. G. : … les intéressa… Page 201. — ... pas les matelas, toujours! murmurai-je. — B. G. : ..… pas un matelas, m'écriai-je… Page 204. — ... du dixième des Césars. — Gérard pense à
Nerva sans doute ; mais il se trompe de numéro d’ordre. — De là son pseudonyme de Gérard de Nerval.
Page 207. — ... l’une d’elles était ma tante; — Eugénie Laurent, une jeune sœur de sa mère.
Page 209.— . les frères Cogniard. — Provost dit Raymond a écrit : avec les frères Cogniard la féerie la Fille de l'air (1837), avec Saint-Y ves l'Amour d’une reine ou une Nuit à l’hôtel Saint-Paul, drame en trois actes (1837), et sans collaborateur Lucette ou une Chaumière allemande, comédie-vaudeville en un acte (1836).
Page 210. — ... imitée d’une poésie de Thomas Moore : … — B. G. : ... imitée d’une mélodie de Thomas Moore : …
Page 210. — .… et d'espérance. — Noy. le volume des Poéstes.
Page 211.— Voyace Au Norp.— Ici commence le dernier article de Gérard dans l’Zlustration (3 février 1855). Comme titre : Promenades et souvenirs. Dernière page de Gérard de Nerval. En tête, quelques lignes sur le drame du 25 janvier. — Le 10 février, l’Zlustration donne encore une notice nécrologique (Chronique littéraire de Félix Mornand).
Page 212. — ... sur mes folies de jeunesse,.… — Allusion aux articles du Pays (7-9 juillet 1844) : Causeries d’un voyageur.
Page 212. — ... en dépit du chemin de fer du Nord. — Voy. Nuits d'octobre, xxx: : Itinéraire.
Page 215. — ... qui m'a aimé et qui m'appelait.… — B. G. : .… qui m'a aimé, qui m'appelait…
Page 216.— ... les joncs et les oseraies..… —B. G. : … les joncs et oseraies…
Page 221. — ... la pluie avait cessé. — Le recueil de 1855 s’achève par une série d'articles sur le théâtre contemporain publiés dans l’Artiste de 1844 à 1848. On les trouvera dans le volume de Critique littéraire.
LE CABARET DE LA MÈRE SAGUET
Page 225. — Article publié sans signature dans le Gastronome, journal universel du goût, 13 mai 1830.— Reproduit, avec la signature de Gérard de Nerval, dans l’Abeille impériale, 15 septembre 1855. — Nous avons ici un fragment d’un recueil projeté; voy. ci-dessus la note de la p. 15 : « Les soirées chez la mère Saguet seront publiées sous ce titre : La Vieille Bohême. » — NVoy. Victor Hugo raconté... Chap. XLvI.
Ke) SI
Page 228. — Article publié dans l’Artiste du 9 février 1845. Il n’a jamais été recueilli.
Page 228. — .. toute une semaine. — Béranger, le Carnaval de 1818.
Page 229. — Ze journal phalanstérien… — La Démocratie
pacifique de Victor Considérant, fondée en août 1843.
Page 235. — Les deux premières parties, Autrefois, Aujourd’'hui, publ. dans l’Artiste des 17 mars, 3 et 12 mai 1844. La troisième, la Comédie des singes, est postérieure (Artiste, 23 janvier 1846). Le tout a été repris dans Le Réve et la vite, sous le titre : Les Bateleurs du boulevard du Temple (avec quelques fautes de copie que je corrige).
Page 235. — .. les grands théâtres nous laissent... — Depuis janvier, Gérard était chargé à l’ Artiste de la critique théâtrale.
Page 235. — ... lady Henriette... — Ballet-pantomime de Saint-Georges et Flotow (Opéra, 1er février 1844).
Page 235. — ... prince Rodolphe, — Dans les Mystères de Paris.
Page 235. — ... tant à risquer. tant à perdre, — R. V. : .… tout à risquer. tout à perdre,
Page 235. — … le Cadran-Bleu,.… — Un des restaurants élégants groupés autour du Jardin turc.
Page 236. — ... ses enfants... — R. V. : … les enfants.
Page 236. — ... seul approuvé du bon Nodier..… — Voy. l’ar-
ticle de Nodier au tome II du Livre des Cent-un (1831). Page 238. — ... attira longtemps tout Paris? — Janot ou les Battus payent l'amende. Proverbe, comédie parade, ou ce que l’on voudra, de Dorvigny (théâtre des Variétés-Amusantes, 1778). — La pièce et l'acteur Volange, dans le rôle
de Janot, eurent un grand succès. « Janot fut le successeur de Voltaire, écrit Mercier ; trois mois après le triomphe de Voltaire, le Parisien, oubliant les trente-neuf académiciens qui restaient, accueillit Janot avec le même enthousiasme. Il jouait dans une farce qui, plus heureuse qu’/rène, eut 500 représentations. L’idiome de la dernière classe du peuple s’y trouvait exprimé au naturel et le jeu vif de Pacteur, son accent sûr formaient un tableau qui, dans sa bassesse, avait un mérite extrêmement rare sur la scène française, la parfaite vérité. » (Tableau de Paris).
Page 239. — ... il y a dix ans, — Premier voyage de Gérard, octobre-novembre 1834.
Page 240. — ... l'y a quelques semaines à peine, — À son retour d'Orient, novembre 1843.
Page 241. — ... envahissent déjà d’un tiers. — Des réflexions analogues dans un article du Monde dramatique (III, 1836, p. 251) : Les Petits théâtres d'autrefois (article signé : De Casatisme).
Page 241. — ... un auteur de la fin du XVIIIS siècle : — Mayeur Saint-Paul, le Chroniqueur désœuvré ou l’Espion du boulevard du Temple (ch. 11 et 111). — Dans tout son article, Gérard a usé largement de ce libelle, mais en négligeant les anecdotes scandaleuses qui en avaient fait le succès. Mayeur Saint-Paul avait fait partie de la troupe de Nicolet.
Page 242. — … le Jardin-Ture,.… — Au coin de la rue Charlot. Le Jardin ture, fréquenté par la bourgeoisie du Marais, conserva longtemps cette faveur. En 1836, l’orchestre de Jullien, rival de Musard, y attirait encore la foule.
Page 242. — .… le café des Babillards,.… — Mayeur Saint- Paul, Zbid., ch. 1v.
Page 243. — … salle des Élèves pour.la danse de l'Opéra. —
Ouverte en janvier 1779 avec une pantomime de la Jérusalem délivrée. Découragés par le succès médiocre de leur tentative, ses fondateurs, Abraham et Tessier, en avaient cédé le privilège à Parisau, qui fit succéder aux pièces à
spectacle de petites comédies à ariettes et des scènes villageoises.
Page 243. — Deux demoiselles Spinacuta, deux autres demotselles Tabrèze,.….. — Un danseur de corde, du nom de Spinacuta, présentait, chez Nicolet, le singe dressé Turco. Les sœurs Tabraize (ou Tabrèze) restèrent à l’Ambigu- Comique jusqu’à la fin de 1783. En 1784, elles passèrent aux Variétés-Amusantes, l’aînée pour tenir l’emploi des amoureuses, la cadette celui des soubrettes. — Quant à l'enfant « à qui le public avait imposé le nom de l’amour », c'était la petite Bonnet, alors âgée de sept ans et demi.
Page 243. — ... Audinot,.. — Ancien acteur de la Comédie- Italienne, fondateur de l'Ambigu-Comique (juillet 1769). — Voy., dans Mayeur Saint-Paul, la querelle d’Audinot et de Parisau.
Page 243.— les Grands-Danseurs du roi,...— Théâtre fondé par Nicolet et qui prit le titre de Grands-Danseurs du roi après une représentation à Choisy, devant Louis XV et la Dubarry. Taconet fournissait la troupe de farces et d’arlequinades. En juin 1791, les Grands-Danseurs du roi devinrent le théâtre de la Gaieté.
Page 243. — Outre les cafés des spectacles, — R. V. : Outre les cafés et les spectacles …
Page 2%4.— .… remplis de la plus mauvaise compagnie. — Mayeur Saint-Paul.
Page 244. — .. le théâtre des Associés, — Fondé vers 1770 par un entrepreneur de marionnettes et le fameux bateleur le Grimacier, ce théâtre était devenu, depuis la Révolution, un théâtre sérieux, de répertoire très éclectique. Il fut supprimé en août 1807.
Page 244.—... entre Comus et Curtius,.…. — Le cabinet d’électricité de Comus et le musée de cire de Gurtius (annexe de son musée du Palais-Royal).
Page 244.— ...l Ambigu-Comique,.… — Ouvert sur le boulevard du Temple en juillet 1769 (voy. ci-dessus, p. 243, note sur Audinot). — Audinot, qui d’abord avait présenté
au public une troupe d’enfants, y montait, avec un grand luxe de décors, des pantomimes dialoguées (Hercule et Omphale, les Quatre fils Aymon...). Ses succès excitèrent, en 1784, la jalousie de l’Académie de musique, qui le fit chasser de son théâtre; mais il y rentra triomphalement en 1786. Après l'incendie de 1827, l’Ambigu se transporta dans la salle actuelle du boulevard Saint-Martin.
Page 244. — Les Variétés-Amusantes.. — Ouvert par Lécluze, en 1779, au coin de la rue de Lancry (voy. ci-dessus, note de la p. 238 sur Janot).
Page 244. — .. Dorvigny.. — Archambaut, dit Dorvigny, auteur comique et acteur de la troupe Nicolet. On le disait né au Parc-aux-Cerfs et bâtard de Louis XV, à qui il ressemblait étrangement. Outre son triomphant Janot, ce fut un intarissable improvisateur de farces, parades, comédies en prose et en vers. Après une vieillesse lamentable, il mourut de misère dans un galetas de la rue Frépillon, en janvier 1812.
Page 245. — AusourD'nur. — l’article de l’Artiste (3 mai 1844) a pour litre : le Boulevard du Temple. Spectacles populaires. — Voy. Brazier, Chronique des petits théâtres
de Paris (1837). — Dans le Monde dramatique de Gérard (&. IV et V, 1837), articles de Dumersan : Histoire des théâtres du boulevard.
Page 247.—... l'entrée du Vaux hall... — Salle de bal, appelée aussi le Colisée, fréquentée des commis et des figurantes. Page 248. — .. Paphos.. — Établissement fondé en 1795 au
coin de la rue du Temple, pour faire concurrence au Jardin turc. On l’appela plus tard Hébé, puis Jardin des princes.
Page 248.— . le Théâtre Éphébique,.… — C’est le nom que Restif donne à la troupe enfantine d’Audinot, aux débuts de l’Ambigu-Comique (vers 1770).
Page 252.—...la masse imposante du Cirque... — Transféré en février 1817 du faubourg Saint-Honoré au faubourg du Temple, brülé en mars 1826, le Cirque Olympique rouvrit,
boulevard du Temple, en 1827. Frédérick Lemaître y joua de 1817 à 1820 (Othello, la Mort de Kléber, Poniatowskt...).
Page 253.— ... dans des pièces de Victor Hugo. — Rôle du marquis de Saverny dans Marion de Lorme, de Maffio Orsini dans Lucrèce Borgia...— Atala Beauchêne (Louise Baudouin) a créé, en 1838, à la Renaissance, la reine de Ruy Blas. En 1847, elle appartient à la troupe du Théâtre- Historique, où elle joue la Reine Margot (rôle de Mme de Saure), le Chevalier de Maison-Rouge (Geneviève).
Page 253.— .. peut bien représenter l’empereur... — Au lendemain de 1830, tous les théâtres avaient leur Napoléon : Edmond au Cirque, Gobert à la Porte-Saint-Martin, Cazot aux Variétés.
Page 254. — ... M. Ferdinand Laloue. —- Ancien rédacteur à la Quotidienne, administrateur et grand fournisseur du théâtre du Cirque.
Page 255.—... Folies-Dramatiques,.….— Construites sur l’emplacement de l’ancien Ambigu, transféré lui-même boulevard Saint-Martin après l’incendie de juillet 1827, les Folies-Dramatiques ouvrent le 22 janvier 1831. Après quelques essais malheureux, un drame-vaudeville des frères Cogniard, la Cocarde tricolore, commença la série de leurs succès.
Page 255. — L'ombre de Frénoy, de Stockleit et de Me Gougibus... — Frénoy et Stockleit, les étoiles du mélodrame au premier Ambigu. Mais Gérard se trompe pour Mie Gougibus, qui n'appartient pas à la même troupe. Après avoir obtenu des succès précoces dans des rôles d'enfants, elle joua à la Gaieté, sous son nom de jeune fille d’abord, puis sous le nom de son mari, le comédien Lemesnil.
Page 256.— Le succès de Robert Macaire… — L'Auberge des Adrets de Benjamin, Saint-Amant et Paulyanthe, fut représentée au premier Ambigu le 2 juillet 1823, et Robert Macaire de Saint-Amant, Antier et Fr. Lemaître, aux Folies-Dramatiques le 14 juin 1834. — Les deux pièces
furent reprises à la Porte-Saint-Martin, la première en janvier 1832, la seconde en septembre 1835.
Page 256. — ... les Funambules et le Petit-Lazzari : .. — Les Funambules ouverts en décembre 1813, 54 boulevard du Temple, à côté du théâtre de Mme Saqui. — Le Petit-Lazzari (deuxième théâtre de ce nom) ouvert en 1821, 50 boulevard du Temple, le plus vulgaire de tous les théâtres du boulevard.
Page 257. — .. son Ricard... — Auguste Ricard, ancien oficier de cavalerie. I écrivit, seul et en collaboration, le Cocher de fiacre, le Marchand de coco, Julien ou le forçat libéré, et une interminable série de « romans de mœurs » à la façon de Pigault-Lebrun et de Paul de Kock.
Page 257. — .. le roman des « Débats ».. — Les Mystères Y paraissent du 9 juin 1842 au 25 octobre 1843.
Page 257.— ... plus que la Porte-Saint-Martin n’a osése permettre, — Les Mystères de Paris avaient été joués à la Porte-Saint-Martin le 13 février 1844, avec Frédérick Lemaître dans le rôle du notaire Jacques Ferrand. « Le talent de Frédérick va causer une fureur de Mystères », écrit Balzac. (A Mme Hanska, 14 février.)
Page 258. — . Mie Judith, — La future sociétaire du Théâtre-Français. Elle avait appartenu d’abord aux Folies-Dramatiques et aux Variétés.
Page 259.— ... Marty... — Un des acteurs les plus applaudis de la Gaieté, où il remplit les fonctions d’administrateur sous la direction Pixérécourt.
Page 260.— ... Délassements-Comiques... — Reconstruit en 1841, l’ancien théâtre de Mme Saqui (théâtre du Temple) était devenu le théâtre des Délassements-Comiques (troisième du nom), sous la direction de F. Laloue et Ed. Triqueries. On y jouait tour à tour le drame et le vaudeville. Avec la direction Sari, en 1857, le théâtre renonça à ce souci de moralité dont parle Gérard, pour se consacrer aux pièces à femmes et aux revues.
Page 260. — ... d’une autre zone dramatique. — La Gaieté 8 q ,
théâtre officiel du mélodrame et de Guilbert de Pixérécourt, avait été incendiée en 1835; reconstruite sur le même emplacement, elle rouvrit à la fin de la même année.
Page 261. — ... Æ. Sauvage... — Eugénie Sauvage, née en 1813, débute à la Porte-Saint-Martin en 1827 et passe, Pannée suivante, à la Gaieté. Elle y resta jusqu’à lincendie du théâtre, en 1835 ; elle jouait ce soir-là un rôle de petit garçon, dans Bijou, la féerie de Brazier et Pixérécourt et s’échappa en costume. De là, elle fut accueillie au Gymnase, où elle remplaca Mile Volnys, puis aux Va riélés. Le tome I du Monde dramatique publie son portrait lithographié par Camille Rogier. — Certains chroniqueurs veulent lui attribuer une part de responsabilité dans la mort tragique de Victor Escousse; mais ce n’est pas d’amour que sont morts Escousse et Lebras.
Page 261.—... Me Clarisse, — Clarisse Midroy, la créatrice du rôle de Marie dans À la grâce de Dieu. Elle avait appartenu, tout enfant, au Gymnase-Enfantin du passage de l'Opéra et au théâtre Comte. Après un séjour en Portugal, elle revint au théâtre du Panthéon, puis à la Gaieté.