‹ Petits châteaux de Bohême; prose et poésieChapitre 5 sur 22 · LA COUSINE · texte numérisé non relu

LA COUSINE

L'hiver a ses plaisirs: et souvent, le dimanche, Quand un peu de soleil jaunit la terre blanche. Avec une cousine on sort se promener... — Et ne vous laites pas attendre pour dîner,

Dit la mère. Et quand on a bien, aux Tuile; i s Vu sous 1rs arbres noirs les toilettes fleuries,

DE BOHÈME. ô\

La jeune iille a froid... et vous t'ait observer Que le brouillard du soir commence à se lever.

Kl l'on revient, parlant du beau jour qu'on regrette, Qui s'est passé si vite. . et de ilamme discrète : Et l'on sent en rentrant, avec grand appétit, Du bas de l'escalier, — le dindon qui rôtit.

PENSÉE DE BYIMJ.N

Par mon amour et ma constance J'avais cru fléchir ta rigueur, Et le souffle de l'espérance Avait pénétré dans mon cœur; Mais le temps qu'en vain je prolonge M'a découvert la vérité, L'espérance a fui comme un songe...

Et mon amour seul m'est resté !

Il est resté comme un abîme Entre ma vie et le bonheur,

Comme un mal dont je suis victime.

Comme un poids jeté sur mon cœur Dans le chagrin qui me dévore, Je vois mes beaux jours s'envoler...

Si mon œil étincelle encore C'est qu'une larme en va couler!

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