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Petits contes à ma soeur

Dans r(inil>r<- «le mon co-iir mes j)Ius fraîches amoun, Mes iimours du seize iins, refleuriront toujours.

BnizEirx.

Oh ! bien avant Mercœur, la Saplio de la Loire, Le poète a servi de pâture à la Gloire, Sphinx dévorant qui veille aux portes de Paris; Et peut-être [qui sait?) de la chambre ai/ j'écris Le Tasse un Jour fut l'hàtc, et ma table de hctrc Boiteuse, sous son coude a chancelé peut-être. Assis sur l'escabeau, peut-être, où je m'assieds. Il écoutait Paris bourdonner à ses pieds,

Et pensif, arrêtant chaque nue au passage,

Pour son pays lointain la chargeait d'un message.

Il ne l'envoyait pas à Ferrare, où pourtant

Aux genoux d'une Arniide il dormit un instant;

Non: sa blessure au cœur était enfin guérie;

Non, mais il soupirait : « Loïsa, sœur citérie.

Mes premières amours, que faites-vous là-bas?

Quand je jette au Destin le gage des combats,

Dame de ma pensée, au Christ d'un oratoire

Sans doute vos soupirs demandent ma victoire.

Oh ! priez : veuf de vous, mon cœur n'a point vécu;

Mais je ne reviendrai qu'après avoir vaincu.

Vous sauriez bien encor, généreuse en silence.

De votre pauvreté me faire une opulence;

Mais pour dot à ma sœur je n'irai plus offrir

Mon trésor de misère, et je saurai souffrir,

La Poésie aidant'.... pour conduire ma plume.

Seul flambeau de mes nuits , quand l'œil d'un chats allume"^ ,

Des chœurs d'esprits follets, poétiques sabbats.

Viennent fleurir sous moi la paille des grabats;

Des palmiers, des drapeaux frissonnent sur ma joue;

Salut, bel Orient! adieu, Paris de boue!

I. Je n'ai pour m'éclairer le soir que les yeux de mon chat. [Lettre du Tasse.)

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