‹ Petits contes à ma soeurChapitre 3 sur 21 · I.,\ Sdl.l II 1)1 lASSE · texte numérisé non relu

I.,\ Sdl.l II 1)1 lASSE

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O/i ! le sii-clc l'iilriulra /es cliunls (jnc je lui li\'rr ;

Il n iiiira pas oin-rrt ma toiiihc inaiit mon li\rf :

Ce li\r(\ prorhtninnl iOtrc sainte aniitir,

D'un ti\cnir conquis k'Ous promet la moitié;

l'Jt quand, sur nos tombeaux, relu par des ioi.r tendres,

Voi.v de Sd'urs on d'amans, il remûra nos cendres,

Nos spectres enlacés i-oltigeront près deux;

Nous ne ferons, ma sa-ur, (pi une gloire ii nous deux !

La gloire!... en répétant ce mot K'ide et sonore. Il sourit de pitié; puis, d espérance encore; Il s'endormit, rêvant bonheur et gloire, mais L'une arriva bien tard, l'autre ne vint jamais. Quand il revit Sorrente, et, sur la plage verte, La villa tant aimée, il la trouva déserte. Au vent de ses destins, alors de cour en cour. De prison en prison il tomba; puis, un Jour,

lo PETITS CONTES A MA SOEUR.

Le pauvre fou sentit, dans la ville papale.

Une douche de fleurs inonder son front pale.

« Pour qui donc cette pompe et ce peuple à genoux ? »

Disait-il; et chacun lui répondait : « Pour vous!

Pour vous Rome est en fête, et son prince en étoie

Avec les saintes clés ouvre le Capitole ;

Pour vous il s illumine, et ses Joyeux échos

Chantent comme ils chantaient sur les pas des héros ;

Car vous avez tenté des conquêtes plus rares,

O poète! et comme eux triomphé des barbares;

Car d'un laurier rival vous êtes possesseur :

Voyez » — « Hélas! dit-il. Je ne vois pas ma sœur! »

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