A BASILE ALEXANDRI
Ami, dernier ami que me gardait la vie, Poète citoyen,
Cœur d'or, esprit charmant, frère de Moldavie,
Prends ce livre, il est tien.
Ce n'est pas sur les flots radieux du Bosphore Qu'est né cet Elkovan ;
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Je Tai pris de tes mains sur la rive sonore Du brumeux Océan.
Qu'il revole yers toi comme un ramier fidèle,
Messager des absents, T'apportant à travers Tespace sur son aile
Mes vœux reconnaissants !
Mes vœux pour ton bonheur, pour ta muse quej*aime
Et j'admire à la fois, Et surtout pour ton peuple, en ce moment suprême
Attendant tout des rois.
Car j'aime comme toi le pays de tes pères ;
Et quel qu'il soit demain.
Qu'on lui fasse des jours malheureux ou prospères.
Mon cœur reste Roumain I
Déceuibie iUt>7