‹ Petits poèmes en proseChapitre 58 sur 70 · LA SOUPE ET LES NUAGES · texte numérisé non relu

LA SOUPE ET LES NUAGES

a petite folle bien-aimée me donnait à diner, et par la fenêtre ouverte de la salle à manger je contemplais les mouvantes architectures que Dieu fait avec les vapeurs, les merveilleuses constructions de l'impalpable. Et je me disais, à travers ma contemplation : — ce Toutes ces fantasmagories sont presque aussi belles que les yeux de ma belle bien-aimée, la petite folle monstrueuse aux yeux verts. »

Et tout à coup je reçus un violent coup de poing dans le dos, et j'entendis une voix rauque

I,\ SOUPE ET LES M \<;i;s.

el charmante, une voix hystérique el comme rurouée par l'eau-de-vie, la voix <!<• ma chère petite bien-aimée, qui disait : — rr Allez-vous bientôl

manger votre son |>e, s I) de marchand

de nuages?-

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