‹ Petits poèmesChapitre 13 sur 30 · DULCIA LINQUIMUS ARVA · texte numérisé non relu

DULCIA LINQUIMUS ARVA

Sout-ellea sans parfums les tleurs <le nos charmilles?

Sans ombre nos grandes forêts ?

L'amour et la vertu croissent dans nos familles

Comme les blés dans nos guérets.

Aiguillonnez les flancs de la «j^lèbe féconde;

Traînez partout le soc vainqueur; Des sueurs du travail que votre front sMnonde;

Le travail n^trenipo lo cœur.

Transformez nos déserts; que la ronce sauvage

Fasse place à Tor du froment ; Laissez à vos enfants, pour premier héritage,

L'exemple d'un grand dévoûment.

Un sou qui vient de loin vous trouble et vous enivre :

Est-ce donc un concert si beau ?

C'est la voix de Pairain, c'est la clameur du cuivre,

Le cri du for sous le murteau!

Ali ! combien plus sacres sont les accents rustiques

Qui font retentir nos hameaux I Voix de nos gais enfants, chants des vierges pudiques,

Soupirs du vent dans les rameaux !

Ëcoatez ! écoutez l'implacable musique !

Ecoutez l'étrange clameur !

C'est le sourd grondement de l'immense fabrique

Oh les engins chantent en chœur !

Le râle des pistous plongeant dans les chaudières

Leurs énormes jambes d'acier,

DULCIA LINQUIHUB AKTA 181

Comme plongent parfois, aax gaés de no« rivières. Les sabotA d'an foagaenx coarsier !

C'est le brait des inarteaax qui fout hurler l'enclame

Comme un tanreaa dans l'abattoir !

C'est le pétillement de la flamme qa'allame

L'haleine d'un grand soufflet noir!

Ce sont les cris stridents des ardentes bobines.

Des cylindres vertigineux !

C'est le concert bruyant de toutes les machines

Qui rendent l'homme paresseax !

Et, parmi tous ces bruits, ane pLainte s'élève,

La plainte du pauvre ouvrier Qui travaille dès l'aube et jusqu'au soir sans trêve,

Et n'a pas le temps de prier.

Sa femme, ses enfants, comme d'humbles esclaves,

Sont tous les jours h leurs métiers.

Ils vieillissent ainsi sans briser les entraves

Qui les enchaînent tout entiers I

Ah ! si les habitants des villes ouvrières

Avaient l'ombre de nos grands pins !

S'ils avaient les parfums de nos fleurs printanières,

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