LE RENOUVEAU DE LA FOI
Lorsqu'en l'air parfumé le bois frais s'extasie Et que la plaine au loin d'or mouvant se revêt Et que la prune cramoisie Rit sous la feuille au fin duvet,
Lorsque, secouant la rosée, à l'heure en fête De l'aurore ou du soir dans la pourpre endormi.
Le muguet d'argent, de la tête,
Me fait un petit signe ami,
Quand le ruisseau frôlé de saules et d'yeuses Glisse et m'entraîne l'âme en un rêve hésitant Et dit les fables merveilleuses Du pays qu'il baigne en chantant,
Alors la joie éclôt en mon cœur solitaire, Les rides de mon front s'effacent, et sans fiel Je veux bien du bonheur sur terre Et retrouve Dieu dans le ciel !