‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 121 sur 139 · Il y renvoie, sans précision, au f. 58 de son Quintilien · texte numérisé non relu

Il y renvoie, sans précision, au f. 58 de son Quintilien

5. F. 8 [Orelli, p. 9, 1. 24] : De hoc magno et sapiente uiro incertus uidetur ; et infra, super illumlocum Postquam iiero comoditas qiiedam et cet. [le renvoi se rapporte à un § du f. Il'], aperte dicit se nescire qui sit. F. 8 [ibid., 1, 25, Multi enim Saturnum...] : In hoc, nisi memoria frustratur lihro absente, in hoc inquam uidetur esse Seruii opinio. Eney. 8° F. 15' : Omnis ars duplex secundum Varronem. Cui illam

PÉTRARaUE ET CICÉRON

autem 2° de finibus, ubi ait : Eomines enim etsi aliis multis, tamen hoc îinoplurimum a hestiis differiint qiiod rationem haheant a natiira. Et reliqua. F. 168 [Epiciirei... ipsam uirtiitem dicunt pr opter se non expeti, sed propter uoluptatem] : Epycuri sententia. De qiia est liber primus Tulliide finibiis, sed euertitur in 2°.

Pour savoir exactement à quoi s'en tenir sur les ouvrages de Cicéron que connaissait Pétrarque, il ne suffit pas d'en dresser la liste d'après les manuscrits trop rares décrits ici. Plusieurs y manquent, en effet, dont il faut chercher ailleurs l'indication. Parmi les œuvres philosophiques, le Definibiis nous fait défaut; Pétrarque, qui l'a beaucoup cité en parle en ces termes : Extat integer Ciceronis liber, qui de fine bonorum et malorum inscribitiir ; quem cum legeris, nescio an quicquam uel auribus uel ingenio relictumsit, qiiod requirendiim putent \ Outre le Luculliis des Academica priora qu'il avait dans son grand recueil, il possédait les Academica posteriora, qu'il désigne assez clairement, dans sa lettre à Lapo, lorsqu'il mentionne l'ouvrage où Varron prend la parole dans la maison de cam-

distinctionem acide, de arteloqui et secundiim artem operari et cet. F. 58' : Nature diffinitio Platonica. F. 59 [Orelli, p. 71, 1. 32] : Nota morem Grecorum qui pat et ex ystoriis, qiiando Philippus rex Macedotium de Romanis ut de harharis loquehatur. F. 72' [Orelli, p. 89, 1. 39-43, à propos d'un passage tout païen sur la naissance de Jésus- Christ] : Fortunate senex, melius hoc intdlexisti hoc negocium postea. Ceci est inexplicable sans un passage du De ignorantia (Op. 1055), où on voit clairement que P. identifiait le rhéteur dont il lisait l'ouvrage avec Victorinus le martyr, qui fut longtemps païen ardent avant d'embrasser la foi chrétienne et dont saint Augustin parle dans ses Confessions. Il y fait encore allusion au livre III des Inuect. contra med. : Quae si Victorino pagano homini iam se ni ...ueram infunderunt fidem... {Op. 1107; cf. iioi et Fam. VI, 4).

1. V. outre notre livre, Secr. II {Op. 341) ; De otio relig. II {Op. 322) ; Contra med. IV {Op. 1232); Fam. I, i, 2, 6, etc. Cf. les vers d'Epist. I, 10, en partie donnés p. 222; l'extrait mis sur le Virgile de Milan, f. 128, emploie le titre De fine.

2. Fam. III, 6. Ct., p. 90 note 2, la citation de Salutati, dont le ms. s'arrêtait presque à la fin de IV, ^6, çt n^ancjuait par çonséquent 4e 44 ch- 4u livre IV çt 4u Ijvrç y tout eqtier,

pagne de Cicéron L'allusion n'est pas moins claire, dans la même lettre, au préambule du Timée cicéronien ; Pétrarque transcrit, d'ailleurs, un assez long passage de ces fragments, sur les marges d'un de ses manuscrits % en y donnant non le titre de De uniuerso, mais celui de Deessentia mundi \

Parmi les œuvres oratoires, à celles que renferment nos manuscrits doivent être joints le Pro Archia et les quatre discours qui venaient de Castiglionchio {Pro Plancio ^, Pro Milone \ Pro Corn. Sulla et De imperio Cn. Pompei et aussi le discours apocryphe Ad équités romanos, qu'on retrouvait parmi les livres du poète après sa mort \ Le Pro Roscio comoedo doit être écarté ; les renseignements nombreux qu'a réunis Pétrarque sur le comédien et sur sa liaison avec Cicéron proviennent d'autres sources que du discours même ^ ; il mentionne, il est vrai, deux fois un plaidoyer de Cicéron en faveur de Roscius comme ayant été transmis par l'auteur à la postérité ^ ; mais l'idée qu'il se fait de ce morceau montre qu'il le confond, à la suite de Macrobe, avec le Pro Othone perdu'°. Pour d'autres discours qu'il

1. V. plus haut, p. 256, n. 2, et aussi p, 216. Cf. Rem. mem. I, 2 (Op. 396).

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