PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE
MM. Pierre de NOLHAC et Léon DOREZ
Beaux volumes petit in-8 imprimés luxueusement.
Tome lér. — La Chronologie du Canzoniere de Pétrarque, par Henry Cochin. 4 fr.
« Le petit volume de M. Cochin », a écrit T. Casini dans la Rivista d'italia, « apporte une belle contribution d'observations à l'étude du Can^^^oniere iVauteur y a soumis à un nouvel examen et traité d'une manière approfondie la question de la chronologie... C'est une série de recherches ingénieuses, développées avec toute la modération d'une critique sincère et impartiale, et nous les signalons aux pétrarquisants comme un modèle de méthode et de courtoisie littéraire. » De leur côté, MM, Giosuè Carducci et Severino Ferrari, dans leur édition classique des Rime de Pétrarque, non contents d'enregistrer les résulats définitifs des recherches de M. Cochin, s'eî;priment ainsi (Préface, p. xxix) : « C'est sous un petit volume, un commentaire complet, très fin au point de vue de la chronologie, de la critique, de l'esthétique, tant pour chaque pièce particulière que pour l'ensemble de l'œuvre vulgaire de Pétrarque. »
Tomes II et III. — Gaguini (Roberti), Epistolae et orationes, texte publié sur les éditions originales de 1498 précédé d'une notice biographique et suivi de pièces en partie inédites, par Louis Thuasne, 2 vol 25 fr.
M. Léopold Delisle a présenté cet ouvrage â l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres dans les termes suivants : « Robert Gaguin, mort en i<;oi, est une des gloires de l'Université de Paris. Le recueil de ses lettres, qui fut publié de son vivant, était à peu près tombé dans l'oubli et les exemplaires en étaient devenus très rares, La nécessité d'une nouvelle édition était reconnue depuis longtemps. M. Thuasne n'a pas seulement le mérite d'avoir préparé cette nouvelle édition avec le soin et la critique dont il avait déjà donné des preuves. Les notes dont il l'a enrichie et la longue biographie qu'il a mise en tête font des deux volumes qu'il vient de publier un livre rempli de détails très intéressants, eu grande partie tout à fait nouveaux sur la vie de Gaguin et sur les hommes avec lesquels il a été en rapport. Il y a là une masse énorme de renseignements pour un tableau de la société politique, religieuse et surtout littéraire de Paris pendant le dernier tiers du xv^ siècle. C'est, pour une notable partie, le résultat d'une lecture de livres et de petits livrets, fort négligés sinon par les amateurs de raretés bibliographiques, dont les pièces liminaires abondent en renseignements précieux pour qui sait en pénétrer le sens et la portée. M. Thuasne en a tiré un excellent parti : son édition des Lettres de Gaguin est un ouvrage indispensable à consulter pour l'histoire des règnes de Louis XI et de Charles VIII. »
A propos de cette même publication, M, Francesco Flamini a lu, à l'Istituto Veneto, le 19 juin 1904, une étude très curieuse et fort élogieuse, intitulée : Roberto Gn^uîn c l'iimaneslmo italiano (tirage à part de 11 pages). M. Flamini, l'un des maîtres de h critique italienne contemporaine, conclut ainsi : « Maintenant que j'ai mis en lumière ce que les deux nouveaux volumes de la Bibliothèque litlêraire de la Renaissance contiennent pour l'histoire de l'humanisme italien, ma tâche est terminée. Je ne veux cependant pas prendre congé du vieil écrivain d'au delà des Alpes et de son éditeur d'aujourd'hui sans avoir loué comme il convient l'honnêteté littéraire, la probité et la noblesse d'âme du premier, la science singulière et la curiosité diligente, vraiment admirable du second. L. Thuasne a servi aux érudits un mets dont ils pourront se rassasier tout à leur aise ; il leur a indi-
Librairie ancienne et moderne H. CHAMPION, Editeur, 5, Quai Malaquais, PARIS
que le filon, jusqu'ici négligé, d'une abondante et précieuse minière. L'introduction, claire, bien ordonnée, remplie de laits, le commentaire varié, extrêmement riche, les appendices si savoureux, les index exacts et complets font de cette édition des Lettres et des Discours de Gaguin un discours en son genre, et constituent en même temps le meilleur démenti que l'on puisse désirer à l'accusation de « superficialité et de légèreté plusieurs fois lancée contre l'érudition française ».