‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 17 sur 139 · Fam. XI · texte numérisé non relu

Fam. XI

4. Rem. II, pr. Un ms. rongé dès le temps de P. est le Par. 6280.

amis de sa pensée avaient vieilli, comme les vivants, et il avait quelque peine à les reconnaître après une séparation si longue, une vie si agitée et si diverse : ce En rentrant dans ma bibliothèque, je me sentais presque un étranger, non seulement parmi mes Anciens, mais encore devant mes propres ouvrages ; il me fallait un certain temps et un certain effort pour m'y retrouver de nouveau familier » Il ne tardait pas d'ailleurs à y amener des hôtes nouveaux ; il recommençait ses recherches à Avignon, et avait la bonne fortune, dés 1351, au moment où il reprenait la composition de ses ouvrages sur l'histoire romaine, de mettre la main sur le Tite-Live qui avait servi jadis à ses premières études \

A l'automne de 1352, il fait ses préparatifs de départ. C'est un déménagement sérieux qu'il s'agit d'accomplir et un grand triage à faire dans sa bibliothèque. Pétrarque laisse quelques volumes, une trentaine environ ' ; il veut trouver de quoi s'occuper à Vaucluse, quand il y reviendra, comme il compte le faire quelquefois. Il choisit aussi les papiers qu'il veut emporter. Il en a une quantité énorme : matériaux de livres à écrire, brouillons de vers italiens, qu'il classera plus tard à Padoue, minutes de lettres, dont ujie partie aura place un jour dans les premiers livres des Familiares, correspondance d'amis qu'il garde affectueusement, mais dont il devra se résigner à perdre quelque chose à chaque changement de résidence^. Enfin la maison esl en ordre, tout est prêt, et la cavalcade prend la route de Gênes.

■I. Sen. IX, 2 (Op. 854).

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