‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 30 sur 139 · Sen. VI, I (Op · texte numérisé non relu

Sen. VI, I (Op

7. P. a dû connaître Philippe à Venise en juin 1365 (Cf. Arch. de V Orient lat., t. I, 1881, p. 336). Il lui adresse XIII, 2.

à un de ses zélés correspondants, qu'on ne trouve point de vos côtés les livres que je demande; quand je t'ai chargé de cette recherche, je tentais le succès sans y compter beaucoup". . . Bien que souvent trompé, je ne puis cesser de chercher toujours ; il est doux d'espérer ce qu'on souhaite! J'aurai les livres que je pourrai avoir, mais jamais un honteux découragement n'arrêtera ces belles poursuites; je garderai patiemment le désir de ce qui me manque, me contentant de ce que le sort m'a déjà donné et calmant ma passion de lire et de connaître par la méditation de la mort ' ». Il tire plaisir, d'ailleurs, même de volumes dont il possède déjà l'équivalent. L'arrivée d'un texte plus correct ou mieux écrit suffit à lui causer une grande joie: il le dévore, il n'en peut détacher ses yeux, « avant que, comme fait la sangsue altérée, il n'en soit rempli » ; il en perd le manger et le dormir \ Un soir, à Monza, un religieux lui apporte un volume, peu avant qu'il ne se mette à table; le poète l'ouvre, oublie son repas, et ne revient à la vie extérieure que lorsqu'il a tout lu K On peut penser avec quels transports furent accueillis les livres laissés à Vaucluse, quand ils vinrent à Milan après avoir échappé à un grand péril. Des voleurs s'étaient introduits dans la maison de la Sorgue, l'avait pillée et y avaient mis le feu. Les manuscrits, par bonheur, avaient été retirés de la maison par le fils du métayer et placés dans un lieu plus sûr On put les expé-

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