‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 2)Chapitre 71 sur 139 · Aen. XII · texte numérisé non relu

Aen. XII

2. Juvénal est souvent cité pour des remarques.de métrique; pour une citation de Properce dans une question de prosodie, v. plus loin, p. 171. — P. cite ainsi dans notre ms. (sur Aen. III, 211), un commentaire sur Priscien : Attende positiuam (de position) correptionem sillabe natiiraliter producte. In quo reqtiire conimentatorem Prisciani in- 10^ in tractatn de cesurls et deliqiiescentiis, in quo ultimo allegatur hic uersus (Sabbadini, Rendic. del R. I stit. lomb., 1906, p. 386).

3. Peut-être doit-on voir une allusion aux Rimes dans la façon dont P. reporte en marge les mots de Servius sur levers saturnien (in Georor. II, 385) : Ad rithmum solum uulgares componere solitos (f. 31').

4. Il s'agit du brouillard qui s'étend devant les yeux des mortels et que la volonté divine dissipe.

mentionne l'entrée des Enfers, in Aen. III, 386, et Pétrarque rappelle un souvenir de ses excursions napolitaines : Spelunca hec in latere montis est, qui nomine Bar bar us dicitur, uhi ego ipse ante paucos annosfui, cuius in epistolis meis memini, latius descrihens locum \

On devrait s'attendre à trouver dans le manuscrit quelque mention des œuvres dont les philologues forment aujourd'hui VAppendix Vergiliana. Pétrarque possédait, en effet, le poème du Culex^, et connaissait, dans l'état où il se présentait alors, le recueil des Ludi iuueniles, dont parle sa lettre à Homère : Nam si ad eos quos iuueniles ludos uocant, primos scilicet adolescentiae suae (de Virgile) libellas , oculum deflectis, scriptum ibi tuum nomen iîiueniesK Si l'on exclut les Priapea, qui furent adjoints seulement par Boccace au recueil Virgilien et où Homère est nommé deux fois, les Ludi font mention d'Homère deux fois, dans Ciris, 65, et dans l'épigramme de souscription des Catalepton K Aucun de ces divers opuscules, qui étaient d'ailleurs d'une remarquable nouveauté à l'époque de Pétrarque, ne se trouve rappelé par lui sur les marges de son manuscrit de l'Ambrosienne.

Il y a étudié avec un soin égal les trois oeuvres de Virgile; toutefois, à partir du livre VII deVEnéide(ï. 148'), son annotation devient moins abondante; on sent qu'il est revenu

1. La lettre est Fam. V, 4. On trouvera plus loin, à propos de Tite-Live, un fragment inédit de P. attestant une visite à l'emplacement traditionnel du Liternum de Scipion, qui date dê son dernier voyage à Naples en 1343.

2. Sabbadini, Le scoperte dei codici latini e greci, p. 24. Jean de Hesdin, l'ancien Gdllus anonymus des éditions, au cours de son invective contre P., transcrit deux passages de Virgilius in lihro de CuUce (Op. 1063).

3. Fam. XXIV, 12. P. mentionne le célèbre « Sic nos non uobis » ? Nosti tetratiscon illud Maroneum Sic uos non uobis nidificatis aues ; nota sunt reliqua (Fam. XXIII, 13). Un distique du Rosetum est cité comme de Virgile dans Fam. 1, 2.

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