On peut les voir dans Zingerle, /. c, pp
5. Ellis, sans tirer aucune conclusion sur la connaissance de Tibulle par P., cite ce passage de Rem. I, 59, ainsi conçu : Si per te ipsiim illos paiieris, quid nisi occupatissimus pastor eris. Officium uile laudatum licet a miiltis ante alios a Catullo Veronensi. P. commet ici une confusion entre Catulle et Tibulle, et semble faire allusion à des passages de ce dernier (I, i et 5 ; II, 3).
tiques de Pétrarque cette singulière églogue (Laurea ocçidens), où il a rassemblé et indiqué par des périphrases, et sans en nommer un seul, tous les poètes grecs et latins dont le souvenir lui est parvenu. Il s'est servi, pour grossir sa liste, des moindres détails qu'il a pu recueillir chez les auteurs, et notamment de la i6^ épître du livre IV des Pontiques, où Ovide a mentionné bien des poètes complètement inconnus aujourd'hui Il a même fait des additions à sa rédaction primitive, à mesure que ses lectures lui rappelaient ou lui faisaient connaître d'autres noms \ Ce jeu de pédantisme, qui dure pendant quatre cents vers, et où les identifications sont d'autant plus difficiles que les sources de Pétrarque sont plus variées, ne fournit guère de renseignements sûrs pour ce qui regarde ses études directes sur les poètes ; c'est à peine si on peut remarquer en son accent plus de précision, lorsqu'il parle de ceux qu'il a lus. Catulle, qui est au nombre de ces derniers, figure au début de l'énumération; beaucoup plus loin paraît Tibulle, dans le passage suivant ^ :
Multas lihens sileo, sed iam michi nota tenenti Longa hreui str ingens aderat suspiria cantii, Paiipertas quem tiita iuuet, quem Deîius ardor ; — Caluiis amans alius restinctam carminé flammam Fîens quasi supplicium properataque temporafati ; — Accensamque alius, dubium Romanus an Umber; Umber erat, uarieque minax et blandus amice ; — Notior inde alius fluuiali occurit Aquino, Turbidus aspectu et ruralibus horridus armis...