A propos des vers de Rem. am
Quisquis amas loca sola nocent, loca sala caueto ; Quo fugis ? in populo tutior esse potes. C'est S. Augustin qui les rappelle à l'amant de Laure, et celui-ci, qui a dû se les répéter souvent, répond : Recordor optime ; ab infantia pene Jamiliariter mihi noti erant.
P. DE NoLHAC. — Pétrarque. 12
bonum fragile est '. Enfin, c'est au recueil des Amores, qu'il semble avoir emprunté le motif du Trionfo d'Amore où certains morceaux développent ingénieusement les indications charmantes de l'élégiaque latin \
Ses livres didactiques comportent cependant sur Ovide plus d'une réserve. Il lui est malaisé d'apprécier avec indulgence certains passages en faisant appel, comme ses contemporains, au sens allégorique. Ce n'est pas lui qui transcrirait le Remedium, comme un moine du siècle suivant, ad îaudem et gloriam Virginis Mariae K La délicatesse de son sentiment moral et l'élévation de son esthétique sont également choquées par la façon dont Ovide entend l'amour. Aussi éprouve-t-il le besoin de justifier ses emprunts à un tel écxivsiin : Meministi, dit-il, ut Naso^ in eo libro quo inhonestam quidem ac superuacuam artem docet^ utile tamen interdum aliquid interserit Et ailleurs : Audiebam Ouidium, cuius quo lasciuior musa, eo mihi seuerior grauiorque confessio et incorruptius testimoninm ueri erat K Le blârne contenu dans ces passages est précisé et développé dans un curieux morceau du De Vita solitaria, où Pétrarque livre le secret de ses sentiments pour Ovide ^ ; l'amour charnel, si hardiment chanté,