‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 138 sur 362 · LUC AIN · texte numérisé non relu

LUC AIN

Il ne semble pas avoir imité Lucain dans VAfrica^, Toutefois, son patriotisme lui allait au cœur ; il admirait l'énergie de certaines de ses expressions et ne dédaignait pas de les faire siennes, appliquant par exemple à la cour d'Avignon le Nox ingens scelerum du poète stoïcien *. Ce qu'on peut remarquer aussi, c'est qu'avec Pétrarque Lucain commence à sortir du rang des historiens, où le moyen âge l'avait constamment placé et où Boccace le maintient encore^. Pétrarque l'a pris en défaut d'exactitude non seulement pour des détails *, mais pour des faits d'une certaine importance, tels que la présence de Cicéron à Pharsale^; il ne saurait désormais le considérer

genii atque animi, quae ut ad ascensum sic et ad praecipitiwn uia est, cum se adhuc iuuenem et prouectum suorum iam prosperum sludiorum cemeret, et aetatem suam et rerum a se ceptnrum reputans initia successuque operum elalua, seque ipsum cum Virgilio comparare ausus, libri, quem de ciuifi heVo morte praeuentua inexpletum liqicity partem récitons^ in praefatione quadam dixit : Et quantum restai mihi ad Culicem? Huic insolenti percunctationi, an tune a quoque amicorum quidue responsum fuerit incertum habeo ; certe ego ex quo iltam legi primum, glorinbundo illisaepe tacitus et indignans hoc rcspondi : Bone homo, ad Culicem quidem nihily sed immensum ad Aeneida ! (Sen. V, 2 (3) ; Op. 794, avec un texte peu correct). Cf. Suétone, Lucani uita. L'anecdote est rapportée aussi par Boccace dans un morceau sur Lucain (Comento sopra la Comm., t. I, p. 332).

1. D'après les comparaisons établies par Corradini. Cf. les rapprochements avec les Rime dans le Saggio de Cardacci, p. 24, 25, 35, 39, 40, 105, 115, 160.

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