Cf. Sen. III, 1 (Op
5. A Lucano iota illa res fîcta [Phars., VII, 62 sqq.]..., neque enim Tullius Thessalicis campis interfuit, sed ad perferendum uoces ac uota omnium in auresducis haud immerito ille unus idoneus uisus est (Fam. XII, 15). — L'annotateur d'un ms. Rehdigeranus de la Pharsale, daté de 1421, un certain Guilielmus Cappellus de Aulecta a noté à VII, 94 : In nullo historico reperitur quod Tullius fecerit praedictam persuasionem ; imo dicit Petrarca quod Lucanus artificiose id posuit, ut exprimeret uoluntatem Pompai (cité par Chr. Schneider, Hist. lulii Caes., p. Lxxxviii).
P. DE NoLHAC. — Pétrarque. M
comme une source historique bien siire; c'est à propos de Lucain qu'il reconnaît qu'on puisse ne pas ajouter foi aux récits de l'histoire faits dans la forme poétique *. Si le poète et le moraliste de la Pharsale sont peut-être plus souvent envisagés par Pétrarque que le narrateur, il ne s'ensuit pas qu'il se prive entièrement d'emprunter des renseignements à ce dernier ; il le fait même plusieurs fois dans sa vie de César, sans nommer Lucain*, et une fois dans sa vie de Pompée, en le nommant \
Nous ne comprenons guère l'admiration de Pétrarque pour les deux poèmes de Stace. Elle lui venait des générations précédentes, qui avaient étudié Stace plus peut-être que Virgile. On sait, sans qu'il soit besoin d'insister, quel parti les littératures en langue vulgaire avaient tiré de la Thébaïde^. Bien entendu, autour du nom de Stace s'était créée une légende, analogue sur plus d'un point à celle du poète de
YEnéide, On en avait fait un chrétien et même un martyr, et c'est comme chrétien qu'il ligure dans les chants XXI et suivants du Pwr^âf/orio. Pétrarque n'admet pas cette tradition et se garde bien, au point de vue littéraire, de rapprocher de Virgile le talent de Stace ; mais il a à son sujet quelques notions inexactes : il l'appelle Stathis Pampinius et le croit originaire de ToulouseS le confondant avec le rhéteur de cette ville, Statius Ursulus, dont parle S. Jérôme*. Il se moque toutefois des lettrés mal informés qui fout du poète un contemporain