‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 177 sur 362 · Cf. le travail cité de Baeumker, p · texte numérisé non relu

Cf. le travail cité de Baeumker, p

3. Her. mem. II, 2 (Op. 410). Après avoir cité le témoignage de Pline (VII, 31, 8) et, d'après Pline, celui de César, P. fait une énumératioii de discours ; la rédaction lui en appartient, mais les éléments en sont pris de divers côtés (Cicéron, Pline, Quintilien) : Haec est illa facundia quae VetTem audacem hominem sceleslumque criminihus suis opressil, quae ad ultimum Archiam praetorem quondam suum in ciuitate retinuit^ et de tenui semente uherrimam mensem egenli reddidit colono ; quae contcnliones agrarias frumentariasque discussit, quae Roscio scenici tumultus reo impunitatem quaesiuit, quae mirabilem saepe periclilantibus de sainte capitis ueniam impetrauit. Haec eadem Deiotaro Galatiae regi^ Ligario capitaliter accusato, sub hoste potentissimo iuditium agente, uitam seruauit gratiamquerestituit. Heu quam pauca de quam multis enumcrof — Contr. med. III [Op. 1109): Accusât ille Clodium ac Verrem et in Inuectinis Catilinam et in Philippicis insectatur Antonium, magnos niros ac féroces, ad ultionem promplissimos, et molem multorum criminum ac reipublicae ruinam illis opponit... Excusât item Cicero capitalium rerum reos Deiotarum regem, Planciutn, Q, Ligarium, Milonem, mille alios...

4. V. p. 77 (avec mention spéciale des Verrines). Novati ponctue à tort, selon moi : De l. /r., Ad Hort., distinguant ainsi deux titres qui peuvent n'en faire qu'un ; rappelons que Cicéron répondait à Hortensius, défenseur de Verres, ce qui peut être l'origine d'une confusion.

5. Dans Fam. III, 3, il fait allusion à Phil. XIV, 3, 4. Cf. Rem. Il, 61 ; Sen. XIV, 1 (Op. 372) ; Rer. mem. IV, 3 (Op. 469); et plus loin, p. 2'f2.

r. DE NOLHAC. — Pétrarque. 14

cas de tous les lettrés*. Il a sur ce recueil, à propos de la mort de Cicéron, une phrase assez éloquente : Haec oratoris mors ; at Thilipptcaipsa7io?i moritur [id enim est librinomen), sed aetenium niciura grauissimisque nulneribus reperctifieîis Aiitonium, et famam eius intereinil et mortem Ciceronis tilciscitvr^. Il croyait lui-même, comme on l'a vu, qu'il n'y en avait que treize^; mais cette erreur venait de ce que, dans son manuscrit, le commencement de Phil, V et la tin de PhiL VI étaient réunis en un même discours numéroté V ; la fin de V et le début de VI lui manquaient, et les discours suivants étaient inexactement numérotés. C'es't du moins ce que je crois pouvoir conclure d'un manuscrit écrit par Tedaldo délia Casa et qu'on dirait peut-être, à certains indices, copié sur un exemplaire de Pétrarfpe*.

Le nlanuscrit de Troyes semble avoir été complet pour les ouvrages de rhétorique possédés par Pétrarque ^ On a eu tort, je crois, d'y ajouter VOrator intégral* et le Brulus\ Le texte sur lequel on s'appuie pour le premier fait est le suivant : [Tullins],,, cuius liber de optimo génère dicendi {Deus bone, quale quamque ex alto sumptiim opnsi), quid idem in epistolis indignanter atligit, Marco Bruto, ad quem et ctiius precibus scinptum erat.,,^. Le second titre de VOrator, De optimo génère dicendi, et le nom du dédicataire sont tout simplement tirés par Pétrarque des lettres à Atticus (XIV, 20). Quant au titre même ii'Orator, il est certain qu'il désigne, dans les

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