‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 229 sur 362 · LE MANUSCRIT DE PLINE · texte numérisé non relu

LE MANUSCRIT DE PLINE

La date où Tétude a pu commencer est connue par la note d'acquisition mise au feuillet final : Empltis Mantue, iSôO, lui. ^***. Pétrarque Ta entreprise aussitôt après : au f. 17', où le texte amène la mention de la canicule et la date du 15 des calendes d'août, c'est-à-dire du 18 juillet, le lecteur, tombant précisément sur le passage ce jour-là, a noté : Hodie est. 1350. Mais le travail de Pline embrasse, on peut le dire, toute la fin de sa vie, car on y retrouve les diverses écritures de cette période'. Deux années font nécessairement exception, celles du dernier séjour en France. Pétrarque* avait laissé à Vérone, en juin 1351, les livres qu'il venait d'acheter en Italie', et le seul volume cité dans la lettre qui nous apprend ce dépôt est justement notre Pline, qui n'est par conséquent point v^nu en France*.

Le premier soîïi de Pétrarque en présence de son manuscrit devait être, et a été en effet, de tâcher d'en corriger le texte et d'en éclaircir les obscurités, afin d'y pouvoir lire facilement. Il ne s'y est astreint cependant que pour le commencement de l'ouvrage ; il s'est contenté, pour le reste, de comprendre ce qu'il pouvait. Ce travail est composé de corrections verbales mises en marge "^ ou entrées dans le texte au moyen de grattages', de gloses portant sur un mot et d'autres gloses plus étendues Interprétant le sens ou la

1. Ce séjour est connu par la correspondance ; Fam, IX, 9 et 10 sont datées i*une de Mantoue, Tautre des environs, le 28 juin 1350. P. était alors auprès de Gonzague ; il y resta quelques jours encore, comme l'apprend notre acquisition ; peu après, il revenait à Parme et partait pour Rome en pèlerin.

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