‹ Pétrarque et l'humanisme (volume 3)Chapitre 281 sur 362 · Par. ex., sur les historiens, Ti\ delta fama, 111, v · texte numérisé non relu

Par. ex., sur les historiens, Ti\ delta fama, 111, v

Tucidide vid' io che ben distingue

1 tempi e i luoghi e loro opre leggiadre

E di che sangue quai campo s'impingue ;

Herodoto di greca istoria padre . . .

Même expression dans Rem. I, 23: Graiae pater historiae (d'après Cicéron, Leg., I, 1). Mais les connaissances de l'auteur s'arrêtent là.

2. V. dans Rer. mem. les notices sur Solon, Pythagore, Sophocle, Démosthène, Eschine, Archimède, etc.

3. Par ex., Rer. mem. I, 2 (notice sur Isocrate): Ilic est ille Graecus orator, de quo in Saturnalibus, quod primum omnia uerba soluta et uaga sub numéros arctauit. Quod si accepimus tit carminis inuentorem aestimemus, ratio temporum obstabit. Constat enim, et Tullius in

à part ceux dont va traiter ce chapitre, on peut affirmer hardiment qu'il ne connaissait rien de leurs ouvrages*. Ceux des humanistes du siècle suivant qui ne surent pas le grec furent plus fortunés que lui et lurent beaucoup d'auteurs dans ces traductions latines qui se multiplièrent dès Tépoque de Chrysploras. Cette ressource manqua à Pétrarque ; il chercha pourtant à se la procurer, au moins pour les deux écrivains qu'il considérait comme les plus grands représentants de Tesprit grec et qui troublaient un peu sa- patriotique confiance dans Ja supériorité des Latins, Homère et Platon.

Le premier lui était nommé par l'antiquité toute entière comme le maître et le père de tous les poètes : Illud ab Horatio FlaccOy imo iiero ab omnibus coticorditer delahim Homero poetarum principi^. Le livre V de Macrobe surtout, bien qu'il n'en lût pas les textes grecs, lui avait fait connaître dans Homère l'inspirateur et le modèle de son cher Virgile ^ A l'étonnement de cette révélation avait succédé chez Pétrarque un extrême enthousiasme pour le vieux poète, dont l'œuvre était perdue pour le monde latin*, mais dont le nom restait encore assez grand pour représenter un art tout entier ; ces divers sentiments sont marqués dans sa première églogue, oi\ Virgile est désigné sous le nom de Parthenias :

Ecce peregrinis generosus paslor ab oriSy " Nescio gtia de ualle canens, nec murmure nostro Percussit flexitque animum...

Relhorxcis teslatur, hune et Arislotelem fuisse coaelaneos; Artsloteles uero iam Roma florente flonUsse non ambigilur. Rursus Homerum et Hesiodum, Graecorum poetas praeclarissimos^ ante conditam Romam fuisse idem Tullius testis est, Inuentor ergo non carminum, sed numerorum fuit eorum quitus utuntur oratores, quod ipse M. Tullius de aratore [Or. 52] diligenter exequitur.,. (Op. 404).

1. V. p. 314, sur Taffirmation contraire faite pour, Plutarque.

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