‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 103 sur 353 · Secr. III (Op · texte numérisé non relu

Secr. III (Op

5. Un peu plus d'une trentaine de fois dans ses oeuvres, quelquefois pour d'assez longs passages. Il lui arrive de se servir de la simple désignation Comicus

PETRARaUE ET LES POETES LATINS I9I

il paraît ne l'avoir eu qu'assez tardivement en sa possession.

La philologie latine enregistre un témoignage tout à fait précis de ses études sur les comédies de Térence : il leur a consacré un travail de revision et d'annotation, et les a fait précéder d'une petite compilation biographique de tous les renseignements anciens sur le poète '. Ce dernier travail nous a été conservé dans un certain nombre de manuscrits ^ Le principal mérite de l'auteur est d'avoir reconnu et parfaitement réfuté l'erreur courante depuis Orose, qui confondait en une seule personne Terentiiis Culleo et Terentius Afer K Pétrarque savait aussi que quatre comédies ÇAndr., Etin., Heaiit.^Adelph.') étaient imitées deMénandre, qiiod et nihricae uetustissimorum codicum innuiinf^, quant partem scripturae, quia

(Fam. VI, 3 ; Secr. II, etc.). Assez souvent, les vers sont introduits -ainsi : ut Terentianus loquitiir adolescens ; meviini Terentiani senis, etc. Dans Rem. II, 7 : Et Terenlius sériais Juit, et didicit haiid seruili quidem ingenio, et comoedias scripsit haud seruili stilo, quo et liber tateni et infer poetarum duces meruit locuni. On a vu comment P. a noté les mentions de Plauteet de Nœvius dans les prologues de Térence {Fam. IV, 15).

I. V. l'étude de R. Sabbadinisur les biographes et commentateurs de Térence, dans les Studi ital. di filol. classica, t. V, p. 289-327. P. a utilisé le commentaire de Laiirentius et sa vie de Térence.

2. Par exemple : Laur. Plut. XXXVIII, 18 ; Casanat. G. V. 9 ; Bibl. Nat. de Naples, IV. D. 28; et le ms. 332 de l'École de médecine de Montpellier, sur lequel j'ai été renseigné par mon confrère et ami L. G. Pélissier. Il porte la date la plus ancienne, à ma connaissance, dans la série. La souscription mutilée de ce dernier ms. (f. iio) remonte à une époque où Pétrarque était encore vivant : Scriptus et expletus 1370, primo martii meridie... Le texte du morceau est bien connu ; il commence par les mots : De Terentii uita in antiquis libris miilta reperiuntur... Il a été imprimé en tête du Térence de Venise, 1471, et reproduit plusieurs fois, notamment dans les prolégomènes au Térence de Westerhof, La Haye, 1726, t. I, p. xxxiv-vi.

3. Cf. Sabbadini, 7. c, p. 310, et dans le recueil P. e la Lombardia, Milan, 1904, p. 200.

4. D'après les didascalies (graeca menandri) ; mais surtout d'après Donat : Duae ab Apollodoro translatae esse discuntur..., quattuor reîiquae a Menandro. Au reste, Donat devait être chez P.

plus confiisionis qiiam liicis haherc uisa est, scian omisi. L'auteur fait de Térence le plus grand des comiques latins, sans même nommer Plante, et prétend qu'il découragea les auteurs de composer en ce genre, puisqu'on n'en trouve aucun d'illustre après lui ; il rapporte cependant l'opinion de Servius, qui accorde à Térence la supériorité sur les autres comiques seulement pour la proprietas \ mais il ajoute: Quod ultimuin, omnibus quos légère potui commentariis excussis, Seriiii salua pace, non approbo.

Je n'ai pas réussi à retrouver le Térence où Pétrarque avait supprimé, comme on vient de le voir, les didascalies, et qui doit présenter, dans une souscription, la date du 15 juillet 1358. Les témoignages du xv^ siècle, qui nous renseignent sur cet exemplaire, mettront peut-être d'autres chercheurs sur la trace de la découverte. Un Térence de cette époque, vu par Van Praet % donne, à la suite de la notice sur Térence, les indications suivantes : Franciscus Petrarca, clarus poeta sut temporis, uersiis Terentii studiose reduxit informam suain declarationesque dédit et glosas, prout eius manuscriptum exemplar continet, a qiio fideli transcriptus est liber iste, excepto quod ubicunque ungidas rectas uideris longas, ibi finis est nietri et post uirgulam principium alterius. Un manuscrit de la bibliothèque de Parme porterait une souscription de 1470 du parmesan Gianluigi Sacca, qui dit l'avoir transcrit : adquoddam exemplar scriptum et undique reuisum per disertissimum et excellentissimum poetam Domimim Franciscum Petrarcam de anno mccclviij lulii XV insero. In qiio qnidem exemplari uetustissimo (sic) diligenter et accurate obseruato a praestantissimo uiro D. Princiualo Lampugnano Mediolanensi ' ...La date finale reproduite indirectement

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