Vit. sol. II, 8, 2 (O
4. Haec... cum saepe pro quotidîani moris exaisatione dixissem, forte accidit tit in epistolas Ciceronis inciderem, librum magmim multaeque uarietatis atqiie huiusceniodi familiaribus plénum refertiimque colloquiis. Ibi excusationem similem legi et delectatus sum... me dixisse quod tanto ante magnus ille uir dixerat, cum adhuc, Deum testor, ah illo dictum esse nescîrem (Fam. XVIII, 8).
5. Ex lihris animant tuum noui, quem noscere mihi non aliter quam si teciun uixissent uîdeor (Fam. XXIV, 4). '
2l8 PÉTRARQUE ET CICÉRON
romaine de son temps ' ». Pétrarque est le premier des modernes à goûter ce plaisir, à l'aide de la partie de la correspondance qu'il découvre, et ses lectures le renseignent assez bien sur ce qu'il doit penser du caractère de Cicéron : «Je l'ai connu consul vigilant et sauveur, citoyen toujours tendrement attaché à sa patrie. Je laisse à son intelligence, si avisée, le soin de juger de sa propre situation et de l'état de la République ; mais je ne saurais louer, pour ma part, son âme si variable en amitié, ses animosités nées de causes futiles, qui ne servaient à rien et lui causaient tant de dommage, ni ce goût stérile et tout juvénile de la dispute, indigne d'un vieillard philosophe \ » Voilà quelques lignes que personne avant lui n'aurait songé à écrire et qui sont le premier germe des sévérités de la critique moderne. Cicéron avait été garanti au Moyen Age contre de tels jugements par la simplicité de ses admirateurs et par la connaissance fort incomplète que les plus éclairés d'entre eux avaient de ses œuvres^; mais le culte que lui rendait ce nouveau fidèle,