‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 119 sur 353 · Cf. p. 116, n. I, passage qui vise précisément Cicéron · texte numérisé non relu

Cf. p. 116, n. I, passage qui vise précisément Cicéron

Ï^ETRARQUE ET CICERON 221

Les plus anciens qu'il ait eus en main sont un volume renfermant des ouvrages de rhétorique, qu'il lisait à l'époque de ses études de droit', et un autre qu'il recueillit un peu plus tard dans la succession de son père, et dont le contenu est ignoré \ L'un ou l'autre présentait sans doute les Tusculanes, qui lui furent familières dès sa jeunesse \ Peu après, il eut de RaimondoSoranzo un manuscrit contenant diverses œuvres ; on y trouvait le De oratore et le De legibiis ^ : ce volume et celui qui venait de ser Petracco furent perdus, pendant que Pétrarque habitait Vaucluse. Il les remplaça promptement par ses recherches.

Chacun de ses premiers grands voyages lui fit rencontrer quelque ouvrage de Cicéron qu'il ne connaissait pas encore: Mihi quidem iiix unquam peregrinatio longior suscepta est, uhi non incognitos Ciceronis ne dicam libros, sed inaudita Uhrorum nomina compererim K A son passage à Liège, dans le voyage de 1333, il trouva, comme on l'a vu, deux discours nouveaux pour lui, qu'il transcrivit sur place ^; l'un d'eux était le Pro Archia, qu'il fit connaître, en 13 51, à ses amis de Florence

1 . C'est celui que son père jeta un instant dans le feu : Duos lihros pêne iam incendio adustos eripuit, et Virgiliuni dextra tenens, laeua Rhetoricam Ciceronis, utrumque flenti mihi subridens ipse porrexit (Op. 947). Qu'entend P. par Rbetorica Ciceronis ? il est assez malaisé de le dire ; il cite comme in Rhetoricis ou in Rhetorica, des passages du De inuentione, du traité Ad Hei^enniiim et même de VOrator (y. p. 188, 189, 210).

2. Longiim est exequi quos [lihros'] et quaîiter et unde quaesierim, praeter uniiiti uoliimen eîegantissimum, ciii par aîiiid inuenire difficile, paternas inter res inuentiim, quod in delitiis pater hdbuerat, quodque non ideo eiiasit quia illud mihi executores testament tarii saluiim uellent, sed quia circa praedani pretiosioris, ut putahant, patrimonii occupati ceu uile neglexeranl (Op. 948).

3. A prima mihi aetatefamiliarissimus fuit (Fani. XVIII, 14). Il cite beaucoup de passages du IVe livre des Tusculanes sur l'amour, dans Secr. III (Op. 354 et 358) et Rem. I, 69 ; on peut les signaler aux commentateurs du Canioniere.

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