‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 143 sur 353 · V. plus haut p · texte numérisé non relu

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taire, les détails extérieurs, en un mot, peuvent être exacts. 11 est visible que Pétrarque n'a point pardonné à son maître de lui avoir fait perdre deux des premiers volumes de Cicéron qu'il ait possédés, deux des plus précieux aussi, à supposer qu'il ne s'en exagère pas l'intérêt; de leur perte même, il ne s'est jamais consolé. Il y avait remarqué de belles pensées sur la gloire ; quand il apprit plus tard que Cicéron avait composé un traité spécial sur le sujet, traité qu'il eût aimé plus que tout autre, il a interrogé sa mémoire; il s'est demandé si, par hasard, ce n'était point ce qu'il avait lu autrefois, et il a trouvé dans cette pensée un motif d'espérance pour fortifier son extrême désir. C'est l'étape que marque le passage de la lettre de 1345. Avec les années, le regret de ne pas avoir trouvé le De gJoria n'a fait que grandir et, à force d'y songer, d'en parler à ses amis, de leur raconter ses souvenirs de bibliophile, il s'est persuadé peu à peu qu'il pouvait bien avoir eu, en effet, le fameux traité. Cette conviction se formule, à la fin de sa vie, dans sa lettre de 1374.

ADDENDA

P. 36, 1. 7. Aucun biographe de Pétrarque n'a encore lait allusion à un séjour à Toulouse, et lui-même n'en parle pas dans VEpislola ad posleros. Le fait nous est révélé par une variante inédite du De i^norantia, qui figure sur un grattage dans le manuscrit autographe du traité. Voici le passage AV'i.c les mots ajoutés par l'auteur : Neque niros tantiiiii, sed et nrhes qiioque doctas adii, ut doctior inde nieliorqiie reuerterer ; Moutempessulanum primo, quod per annos pueritie propinquior illi essem locc, mox Bononiam, post Tholosam, et Pan'sius Pataidiiniqne, et Ncapolim, ithi tune ftorehal {scio uic iiiuîtornm aures pmio-ere) die reguin et philosophorum nostri eui maxinius Rohertiis... (Le traité « De sui ipsius et niuJtoruui iguorantia » publié d'après le VIS. autogr. de la Bihl. Vaticane, par L. M. Capelli, Paris, 1906, p. 34). Je ne prétends point que le poète ait pris une grande part à la vie intellectuelle de Toulouse, pendant ce séjour qui se place au moment du voyage à Lombez, en 1350 ; mais le rang qu'il donne à cette ville dans l'énumération des cités savantes dont il a tiré profit, indique clairement qu'il ne s'est pas borné à la traverser.

P. 36, n. 3. F. Lo Parco conteste la chronologie de cette partie de la vie de P., et le fait rentrer à Avignon vers la fin de novembre ou le début de décembre 1325 (// P. e lafaïuiglia dopo il suo primo ritorno in Avignone, Naples, 1906, extr. de la Rassegnacritica,QtdanshGiornale storico, xol. XLVIII, p. 36 sqq.). Je ne puis souscrire à celles de ces conclusions qui visent la note datée du ms. de la Cité de Dieu, de l'authenticité de laquelle je n'ai douté à aucun moment et dont la rédaction insolite établit bien qu'elle a été écrite au moment même de l'acquisition du volume.

P. 67, n. 2. Il y a aujourd'hui à consulter sur le chancelier de Charles IV le travail de Max Dvorak, Die lUuniinaloren des Johann von Neuutarkt, Vienne, 1901.

P. 67, n. 7. Les connaissances littéraires du chancelier Philippe de Mézières se réduisent à fort peu de chose, si l'on s'en rapporte au précis résumé tiré de ses œuvres par son biographe (N. Jorga, Ph. deMé:^ii'res, 1^2^-140), Paris, 1896, p. 24 sqq.). Sauf Tite-Live et Valère-Maxime dont il fait deux historiens distincts (Titiliuius, Valerius et Maxinius), il ne nomme guère les auteurs anciens, et il ne cite de son ami Pétrarque que « la cronique autentique du... marquis de Saluces et de Griseldis... escripte par le solempnel docteur et souverain poète, maistre François Petrac ».

P. 109, n. 2. Vingt années après ma découverte du texte original du Canioniere, les savants sont mis à même d'étudier commodément le précieux ms. dans une

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