‹ Pétrarque et l'humanismeChapitre 163 sur 353 · Cf. pour Boccace, Hortis, p. 431 ; Kirner, p · texte numérisé non relu

Cf. pour Boccace, Hortis, p. 431 ; Kirner, p

2. Obtit[A7icus Martius] quatuor et uiginti annis regno actis, in quanquam immatiira morte praereptum scrihat Plinius non potuisse praestare qualem proviiserat regem (T. I, p. 50). P. ne pouvait penser qu'à Pline l'ancien; les éditeurs de l'Aldine attribuèrent l'ouvrage à Pline le jeune ; aujourd'hui on le laisse anonyme.

3. V. t. I, p. 184, un mot de Caton mis en marge de son Horace.

4. Cf. une lettre de Parrasio, De Liuii indice, écrite à ce qu'il semble à Milan vers 1 505 : Ouis hune indicem [des Periochae] Liuio praetexuerit in ohscuro est ; aliqui tamen Florum suspicantur. Ego nihil affirma ; sed quicumque fuit, doctus certe fuit et plenus aiictoritatis in scholis, ut quidam de suo multa addidisset, quae licet a Liuio transcripta sint, adultérant et uitiant alienarum lucid^rationum sinceritatem, ut deprendimus in antiquissimo codice, qui manauit ah exemplari Francisci Petrarcae, uiri sua tempestate doctissimi (Francesco Lo Parco, Aulo Giano Parrasio, studio biogr. crit., Vasto, 1899, p. 159).

5. Bibl. Nat. de Naples, IV, C. 32, p. 29 sqq. (lannelli, Cat. mss. lat. NeapoL, p. 96). Le ms. commence par Florus. Remigio Sabbadini a étudié ce ms., et a reconnu dans les marges la transcription des notes de P. Il y a des notes sur Florus, qu'il ne croit pas de la même provenance. Cf. son travail Le « Periochae Liuianae » del P . possedute dal Barii^a, dans P. e la Lombardia, p. 195-201. — Un ms. de l'Université de Cracovie, qui contient aussi Florus, porte le même titre que celui de Naples. De même le ms. de l'Escurial S. IlL 21, copié au xv^ siècle, par Stephanus de Apardis. Peut-être serait-il intéressant d'étudier, à Venise, un ms. du xive siècle, Marc. Zan. lat. 468, qui contient les Periochae, Florus et trois lettres de César tirées de la correspondance de Cicéron avec Atticus ; ce ms. de 63 feuillets a été collationné avec soin par un humaniste du xive siècle, qui y a joint quelques sommaires.

maniste pour nos études est de présenter la transcription des notes marginales de Pétrarque. Elles offrent le même caractère que celles que recueille ce livre ; les observations morales marquées d'un simple adverbe Qiheraliter, aiidacter, seuere, iiiste, crudeliter) y alternent avec les renvois aux auteurs. Pétrarque y mentionne, comme d'ordinaire, les divergences des historiens, et, on y reconnaît ses tendances de polémique contre les opinions traditionnelles : Per. II : (Brutus iure iurando): Contra V al erium [IV, 4, 1] et communem opinionem de primis considihus; Per. XLV (Persen cum tribus) Nota contra dicentes non sol ère Romanos ante ctirriim reges in triiimpho agere. Cicéron est cité par lui à plusieurs reprises (libre de oratore, primo de oratore, In 2^ philippicd), notamment à propos de Per. CVII (T. Anio Milone) : De hoc preclara Cicerouis extat oratio que Miloniana inscribitur ; (In exilium actus) Nota qiiod Mille est actus in exilium, nec sibi profuit clarissima Ciceronis oratio \

Avait-il les deux récits de Salluste ? On peut l'affirmer à coup sûr, car c'est un des prosateurs qu'il cite le plus souvent et dans tous ses traités, et qui était d'ailleurs fort répandu au Moyen Age. Il ne le révère pas seulement comme nobilis ueritatis historiens, mais il goûte visiblement sa façon d'écrire et ses observations morales. Les sentences de Salluste abondent sous sa plume ^ ; pour son style, il savait par Macrobe combien les Anciens en appréciaient la sobriété et il partageait leur sentiment, en faisant quelques réserves,

1, D'après Sabbadini, qui a choisi et imprimé trente-sept annotations, et donné la collation des Per. LIX et LX.

2. V. par ex. : Rer. mem. III, 3 (Op. 440); Rem. I, 7 ; 29 ; 49; L^ De Vir. ill. de P., p. 145. Pour les citations de Salluste, souvent faites par P. sans le nom de l'auteur, indiquons la grande lettre au peuple Romain toute pleine de réminiscences des historiens ; Certe Romaniis erat ille qui scripsit : Omnia orta çccidunt et aiicta senesctmt [lug. 11] (Sine tit. 4, Op. 714).

à la suite de Sènèque, sur la valeur oratoire des discours insérés dans le récit ' ; mais peut-être pensait-il alors aux Inuectiuae Sallustii in Ciceronem dont l'authenticité ne faisait pas de doute pour lui ^ Il regrettait ainsi la perte des Histoires : BcJlum Iiigurthinum coniurationemqtie Catilinae compendioso et ad ungiiem, iit dici solet, castigato compJexus est stiîo, sed nidîo famosior quam historiarum îibro, qui aetati qiioqiie nostrae, ne certum eiiis sileam dedeciis, amissiis est, iieteriim quidem testimonio illustris, apud nos solo iam nomine super stes \ L'usage constant que Pétrarque fait de Salluste est d'autant plus digne de remarque que cet historien semble avoir été peu apprécié par l'humanisme moins averti de Boccace ^.

Pour les Commentaires de César, il suffit de rappeler l'usage constant que Pétrarque en a fait dans la longue bio-. graphie qu'il a consacrée au grand capitaine. Il les cite, il est vrai, comme le Moyen Age, sous le nom de Julius Celsus et il est même bien singulier que la mention de ce nom, qui se trouve en deux passages de son propre récit, n'ait pas servi à le faiie disparaître plus tôt du titre de son ouvrage ^ On sait, en effet, que le travail de Pétrarque a

1. Satie quod de eloquentia Sallustii dicitur, ita temperanânm est ut ad historias rejeratur tantum, in quihus stilo qiiodam incorriipto acrique et plane masculo iititur, in ceteris enim... sua sibi non respondet eloquentia. Ut enini est apud eumdem Senecam, orationes Sallustii inhonorem historiarum legunlur (Rer. tnem. II, 2 ; Op. 410, où on lit : in quihus suo quodam corrupto). Le passage se place après la citation des Saturnales rapportée déjà p. 129, n. i.

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