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PHTH ARQUE BIBLIOPHILE 47
tion de Josèphe ', le Timée de Chalcidius % accompagnant un grand manuscrit de Platon, vain trésor pour qui ne savait point le grec. En 1345, Pétrarque avait rapporté d'Italie les Lettres à Atticus, copiées de sa main à Vérone. La collection restait toute de choix, formée uniquement d'après les goûts ou les curiosités de son esprit. Il n'y avait pas une seule de ces œuvres, qui faisaient la joie des lettrés d'Avignon et dont les niaiseries un matin parcourues par le poète suffisaient à affadir les autres lectures de sa journée \ La librairie du Pape, où il avait reçu ses entrées et où il était même sollicité de mettre en ordre les manuscrits de Cicéron ■*, n'excitait point son envie; les ouvrages de droit et de scolastique qui l'encombraient lui semblaient constituer une stérile richesse.
S'il voulait des livres autour de lui, c'était pour les lire tous et s'en nourrir. « Il y a des gens, dit-il, qui les accumulent, comme ils feraient d'objets quelconques, non pour s'en servir, mais pour le plaisir de collectionner, pour orner leur maison et non leur esprit h^. Le cas du savant Sérénus Sammonicus, qui aurait possédé soixante-dix mille volumes, lui cause plus d'épouvante que d'admiration ; at-ileu seulement le temps d'en lire les titres, et d'en regarder l'aspect extérieur ?« Bel art en vérité, qui d'un philosophe fait un libraire! » Le nombre des livres importe peu : « Pour en