X245 mill. Relié aux armes de Pie VI
f. 2' (avec l'attribution à Apulée), Asdepius ; f. 9', Apulée, De doctrina PJatonis; f. 15, id.. De miindo (ad Faustiniim '); ï.i()' M.,Florida\ï. 2-] , id., De magia-J. 43, id., Metamorphosis. (F, Sy, Cicéron, ProMarceUo^. F. 85, Fronlin, Stratagenial a \ f. I o I ', Végèce, De re militari. F. 119, Palladius, De agricidtiira. (F. 153, Cicéron, Pro Ligarid). Les œuvres d'Apulée forment une première partie ; celle des tacticiens, une seconde; le Palladius une troisième ^' Les deux discours de Cicéron ont été transcrits après coup, sans titre, pour utiliser les espaces restés vides à la fin de deux quaternions (f. 83'- 84, f. 153-154); ils sont de la main môme de Pétrarque.
Ce manuscrit n'appartient pas à la série de ceux qu'il a le plus abondamment annotés '. L'ornementation et le journal consigné sur les gardes en font le principal prix. Il a été cependant fort lu par son possesseur, comme en témoignent les signes marginaux, nombreux surtout aux œuvres d'Apulée, à Végèce, et aux deux discours. Une importante note biographique illustre un chapitre du livre III de Végèce (f. 112'): Ohseruantia non commutandi ordines suh tempus piigne. Que neglecta a ducihus Bononiensiiim magnam iîîi populo cladem intulit, me ibi tune puero in literarum studiis agente. Le désastre des Bolonais, auquel assista Pétrarque pendant son séjour à leur université, est la bataille de Zappolino, gagnée par Azzo Visconti le 15 novembre 1325; on apprend ici que le jeune homme vit l'ennemi camper sous les murs de la ville et ravager son territoire ^
1 . Titre du ms. : Apulegii Platonici cosmographia seii de mnltiplicitate fati. Ad FausUmi.
2. Feuillets demeurés blancs, 25-26,41-42, 84 (manquant)., 155.
3. N'ayant vu le ms. qu'en 1894, j'avais dû en demander jadis la description à l'obligeance de mes confrères A. -M. Desrousseaux, qui avait pris la peine de l'identifier et d'en extraire les notes de jardinage, L. Auvray, P. Battifol et L. Dorez. Je tiens à maintenir leur nom avec mon remerciement.
4. Cf. ma note sur P. à Bologne, dans P. e la Lombardia, Milan, 1904, p. 87-93.
Quelques notes sur VAscJepiiis montrent que Pétrarque a reconnu l'influence chrétienne dans cet apocryphe hermétique', qu'il cite d'après son manuscrit sous le nom d'Apulée. On voit qu'il essaye de suivre avec soin les développements philosophiques du néo-platonisme d'Apulée. Il lit VAne d'or avec l'intention d'en purifier le sujet par le symbolisme "" ; il analyse avec une extrême attention le De Platone. Çà et là, il place en marge quelques rapprochements avec d'autres auteurs ' ; mais ce n'est que dans les Fîorida qu'apparaissent des notes d'un caractère un peu personnel. F. 22 {Flor. III, i6) : Mors Philemonis aliqiianto pulcrior quant narret eam Valeriiis iiel ego ipse, ilhim in epistola qiiadam et opinionein publicam sectiis^; (f. 23 III, 17) : Nota de lusciunia iuiiene et olore sene. Qiiod ipse in epistola quadam, diii ante quam hoc léger ern^ car minibus meis inseniisseme recoJo ^ ; f . 23'.' Nota, Sihiane ^
Pétrarque a lu ou possédé bien d'autres ouvrages anciens que ceux dont les manuscrits ont été retrouvés. Nous avons même donné, à leur sujet, dans nos dépouillements un nombre de renseignements assez grand pour qu'il suffise