In 50 rei militari; lu 1° r. ni
6. Premier renvoi, v. p. 149, n.3 ; 2e renvoi : In lihro de jînminihus.
7. Plusieurs des noms de cette liste ne paraissent jamais dans les œuvres de P. et donneront lieu plus loin à diverses observations. A. Ratti, qui a complété notre liste de quelques numéros, signale aussi le livre de Job (f. 70), les Psaumes (t. 222), l'Évangile de saint-Jean (f. 110').
8. Trois chapitres de l'ouvrage sont ainsi désignés : Albericus in capitula de Xeptuno ; Albericus c^ de Plu[tone] ; Tractatus de Appolinc Alhrici. Cf. Par. 8500.
d'Eberhard de Béthune (Grecismi scriptor, f. 105'). Il cite enfin des glossaires en ces termes : In lihro qui dicilur TrigJossos scilicct trium Jinguarum, (f. 58, 2^0') ; Penthagloss. 2"" parte su b littera ypsiJou (f. 26).
Ces citations d'auteurs anciens comportent souvent des morceaux entiers transcrits par Pétrarque. Les extraits des Saturnales, désignés souvent par la seule lettre M, sont les plus abondants ; il y en a aussi de très nombreux de Sénèque. Le nom d'Homère appelle une observation. L'Iliade est citée par Pétrarque, en deux passages, d'après une traduction latine sur laquelle nous aurons à revenir ; aux deux autres passages, l'un de Virgile (Jen. VII], 383-4), l'autre de Stace (AchiU. I, 123), le rapprochement est fait sans citation*. Ces mentions d'Homère sont d'une écriture tardive du poète. Dans les notes plus anciennes, on rencontre des citations grecques d'Homère au milieu de longs passages pris à Macrobe ' ; il a copié jusqu'à Ut ait Homerus et s'est arrêté, en ajoutant ce mot qui sous-entend un grand chagrin : Grèce.
Nous retrouverons les études de Pétrarque sur Homère. Quant à Lucrèce, il fait savoir, à propos de la peste du Norique, chez quel auteur et pour quel motif il a copié ses vers en si grand nombre: Lucretius... lihro 6", ex ciiiiis pestilentie descriptione totus huius pestilentie color et liniamenta poète omnia tracta siint. Versus autem Liicretii de hoc iuxta Virgilianos suis locis ascripsi seciindum Macro bium; non omnes, quia totum locum ponere satis longiun est^ sed aliqiia excripsi ex quitus similitudo géminé descriptionis appareat, ut idem ait (F. 42'). Cette note met bien en lumière la source des renseignements de
1. Utraqiie simiil Homerus 18° Yliados (f. 169'); Hec Xanti seu Camandri est querela apiid Homerum 21° Yliados. Reqiiire 50 Eneidos adfinem (f. 235).
2. V. Fam. XXIV, 12, où P. s'essaye à étudier la question de l'imitation dans Virgile. Cf. i^.//y/., XXIII, 19.
l60 PÉTRARQUE ET VIRGILE
Pétrarque sur Lucrèce, et il faudrait se garder de supposer, comme on l'a fait, qu'il ait pu avoir entre les mains le De natura rerum \ La même raison s'oppose à ce que Boccace Tait possédé ^ ; les quelques citations de Lucrèce qu'on trouve chez les deux humanistes proviennent seulement de Macrobe.
Sur aucun de ses livres Pétrarque n'a mis autant de notes, indiqué autant de renvois, que sur celui qui vient d'être étudié \ Beaucoup sont sans rapport direct avec le texte; mais ce n'est point par pédantisme que Pétrarque a multiplié, sur les marges de son Virgile, les témoignages de son érudition. Ce qui ne sert pas à l'éclaircissement du poème est placé là comme dans un répertoire, où le travailleur vient chercher ses références. Des extraits de toute sorte y figurent. C'est un de ces florilèges personnels, auxquels il consacre tant d'heures de sa vie (quotidiana occupatione) et où le saint interlocuteur du Secretum signale au poète des instruments de sa vanité : Ex his qiiae léger as floridiora in sodalium delicias reseruasti et iieliit ex ingenti aceruo in iisiis amicorum eJegantiora consignasti^ qiiod totum inanis gloriae Jenociniiim est '^. En somme, ce livre favori, qui l'accompagne en ses voyages, résume
1. Koerting s'est laissé aller à cette hypothèse, p. 487, s'appuyant sur Rem. I, 59 (non 51); or P. y dit précisément, faisant allusion aux comparaisons étabHes par Macrobe : Nota pestis qiiam Lucretius quamque illnm seqiiens Maro âescripsit. Il y a d'autres mentions de Lucrèce dans P., que Koerting ne cite pas : Rem. II, 121 ; Fam. XXII, 2, XXIII, 19, XXIV, 11 ; Sen. XI, 17 {Op. 895); mais elles ne prouvent rien de plus.
2. Quoi qu'en aient dit Hortis (Studj, p. 392) et Novati {Gioni. stor., X, p. 120), le haut Moyen Age seul paraît avoir connu Lucrèce directement, au temps d'Isidore de Séville et de Raban Maur (J. Philippe, Lucrèce dans la théolog. chrét., Paris, 1896, extr. de la Revue de Vhist. des religions).
3. Dans sa note récente, Quali hiografie Vergiliane fossero note al P. (Rendic. del R. ht. Lomb., sér. II, vol. 39, 1906), Sabbadini a imprimé les annotations afférentes au morceau biographique de Servius, qui sert d'introduction au commentaire sur V Enéide ; elles présentent exactement l'aspect d'une des pages du manuscrit.