‹ PétrarqueChapitre 109 sur 178 · Kl m., V · texte numérisé non relu

Kl m., V

d'une de ses lettres. Au moment d'aller s'établir en Italie, en 1352, il s'était fait précéder d'une partie de ses serviteurs « afin de ne plus les avoir autour de lui ». Mais il n'eut pas le courage de les renvoyer, peut-être parce qu'il n'avait pas de raison sérieuse pour le faire ; s'il ne cessa jamais de se plaindre d'eux, il ne cessa jamais d'en augmenter le nombre en raison de son âge et de l'importance de ses revenus, si bien qu'à Arqua ils formaient une compagnie tout entière, et de ces serviteurs, cuisiniers et valets aucun ne fut oublié sur le testament du poète ; preuve qu'ils n'étaient pas les chiens que parfois il voulait bien dire, et preuve aussi que sous des apparences fantasques et difficiles il avait très bon cœur.

Disposé à de subites colères et peu commode à satisfaire, il dut avoir aussi quelques impatiences avec les copistes dont il entretenait un assez grand nombre en Italie. A un moment il déclare qu'il lui en faudrait six, mais qu'il se contente de trois n'ayant pu trouver les autres. En envoyant à Ph. de Cabassoles son traité De la vie solitaire, i\ s'excusait du retard et l'imputait à la paresse opiniâtre des copistes l. Il ne

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