Fa m. , IX
vaucluse, 1337-1353 87
rieure du tibia. Le choc fut si violent qu'à son arrivée à Rome il fut forcé de s'aliter. Après plus de quinze jours et encore étendu, il fit le récit de son accident à Boccace le 2 novembre. Malgré sa jambe blessée, malgré les dévotions du jubilé, et malgré les merveilles de Rome, le pèlerin ne se laissa pas retenir au delà du temps nécessaire. En décembre il remonte jusqu'à Padoue, et reçoit sur son passage de grandes démonstrations des Arétins « qui vinrent à sa rencontre comme à celle d'un roi. » Ils le conduisirent à la maison de ses ancêtres, que le magistrat de la ville « avait empêché de réparer, afin que rien ne fût différent de ce qu'elle était quand il vint au monde '. »
Pétrarque repassa par Florence, qui éprouvait quelque honte à tenir éloigné de la terre de ses ancêtres un de ses enfants devenu si célèbre. De là, l'ambassade qu'il reçut à Padoue, au mois d'avril 1351, dans la personne de son intime ami Boccace qui vint de la part des magistrats florentins lui présenter une invitation respectueuse « à lui, l'honneur de son siècle, avec l'offre, sans réserve, de la restitution des