‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 120 sur 188 · am., VIII · texte numérisé non relu

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ce que j'ai de plus cher au monde ainsi que tout ce que je possède. » Et il réitère souvent ses invitations, aussi bien dans le temps de sa jeunesse, quand il jouissait de sa solitude de Vaucluse, que pendant sa vieillesse à Arqua où il était affligé d'une multitude de familliers et de serviteurs. Il engage l'un à user librement de sa campagne et de ses livres, même en son absence ; à un autre il envoie un présent « comme reflet de sa vive alFection^ » A un autre encore dont la situation est embarrassée et auquel il ne peut envoyer d'argent, il offre des objets qu'il pourrait donner comme gage, et regrette que le messager ait refusé de les recevoir \ Il prête souvent de l'argent à son maître Convenevole ainsi que des objets à mettre en gage et lui donne pour la dernière fois dans ce but deux volumes de Cicéron qu'il ne revit jamais \ A Boccace, il renouvelle ses invitations et ses offres de service, pour lui témoigner son estime et son amitié il traduit en latin sa dernière nouvelle du Decameron et avec une délicatesse affectueuse, il lui lègue dans son testament,

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