‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 144 sur 188 · Fam., I · texte numérisé non relu

Fam., I

l'iTALIANITÉ de PÉTRARQUE 251

regard et sa pensée se portaient vers son Italie aimée K C'était « Téloignement de l'Italie où il se sentait irrésistiblement attiré » % qui l'empêchait de s'établir en 1351 à Vaucluse, et il s'irritait presque de ce que ce lieu charmant fût hors de l'Italie'. En 1356, à Fr. Nelli auquel il avait promis une lettre « à la louange de l'Italie » il dit qu'il « en comprit les beautés en voyageant en Allemagne, et qu'il commença à l'aimer dès sa jeunesse mieux qu'aucun de ses contemporains \ » Enfin quelles excuses croiton qu'il donna à l'Empereur Charles IV qui le demandait à sa cour ? Qu'il ne saurait se résoudre à quitter l'Italie « à laquelle il ne pouvait comparer aucun autre pays pour les dons de la nature et pour le caractère de ses habitants'. » De même en exhortant Urbain V à rétablir le Saint Siège à Rome, il faisait valoir, entre autres arguments, la réputation et la beauté de la péninsule « riche d'air sain, de lacs poissonneux, de fleuves magnifiques, de champs fertiles, d'agréables vallées ^ »

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