Je réclame à g^rands cris la paix, la paix
2. J.es volontés qui paraissent les plus ardentes parfois se calment après quelques étincelles, bientôt éteintes.
l'iTALIANITÉ de PÉTRARQUE 253
Mais au fond, le but politique suprème à atteindre, selon lui, c'était la paix, seul bien qui manquait à sa patrie *, et qu'il eut toujours en vue dans toute sa conduite, dans tous ses écrits. Non seulement sa politique ne fut pas militante, mais elle ne fut pas même pratique. Qu'il écrivît en vers ou en prose contre l'usage et l'abus des milices mercenaires-, qu'il invitât les Génois et les Vénitiens à la paix \ qu'il exhortât les pontifes à revenir à Rome, ou qu'il encourageât Charles IV à pourvoir au sort de ritalie, il ne faisait que de la politique de sentiment.
Connu pour être un éloquent défenseur des idées de paix, il était souvent choisi comme ambassadeur, ou comme personnage décoratif dans les négociations et les traités. C'est à ce titre qu'il est envoyé à la Seigneurie de Venise par Jean Visconti en 1333, qu'en 1334 il assiste à Mantoue à l'accord entre Charles IV et les Visconti, qu'en 1336 il va à Prague pour réconcilier l'Empereur avec Galéas, qu'en 1337 il invite à la soumission le moine Jacques Busso-