Fam., XVII, 10 ■6. Fam., XV, II
bli '■y si c'est possible », uniquement parce qu'il n'a pas l'énergie de prendre un parti. On voit par là qu'il se connaissait bien et qu'il se fit bien dépeindre par son confesseur saint Augustin: « Ton âme faible, étouffée par tant de passions diverses ne sait laquelle combattre d'abord, ni avec laquelle temporiser, et incertain et vacillant, ballotté en tous sens, tu ne peux trouver en aucun lieu le repos et la paix '\ »
Cette condition habituelle de l'âme qui lui faisait paraître insurmontables les difficultés de la vie, et effrayants et malheureux les plus petits inconvénients et contre-temps, fut l'éperon qui le poussa sans cesse à changer de résidence. Fuir le théâtre de ses affections et de ses faiblesses, rechercher des livres, voir de nouveaux pays et de nouvelles choses, visiter ses amis, remplir des charges, ont pu être parfois les causes occasionnelles de ses voyages, mais la vraie raison, la raison généralCj il faut la chercher dans son âme inquiète qui ne savait trouver le repos en aucun lieu, qui se fuyait elle-même, ou aurait voulu se
J. Finn., VII, 18.