‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 17 sur 188 · Fum., IV. (j · texte numérisé non relu

Fum., IV. (j

3. Cf. Pétrarque De sua ipsius et muli, icjnorantia. Cf. édition de lì.ìlc, page 1051.

Brabant renommés pour leur industrie de la laine et du tissage. » A Liège il fut retenu par la recherche des manuscrits de Gicéron ; il n'y trouva que deux discours, en transcrivit un lui-même et fit copier l'autre par un ami « après avoir eu beaucoup de peine à se procurer un peu d'encre et ce peu était plus jaune que du safran. » A Aix-la-Chapelle il se baigne dans les « tepidi lavacri » (bains tièdes), expression analogue à celle que devait employer Manzoni ; il y admire le tombeau de Charlemagne, sur lequel lui fut contée, par un clerc, une légende d'amour effrayante, qu'il se plut à rapporter, tout en assurant qu'il n'y prêtait aucune foi '. Cologne lui fit une plus grande impression « par sa beauté et sa civilisation, par la belle allure des hommes et Télégance des femmes ^. » Mais ce qui lui inspira le plus vif intérêt fut la cérémonie que voici : la veille de la Saint-Jean- Baptiste, il vit une multitude de femmes se baigner dans le Rhin avec la croyance qu'un bain, pris ce jour-là, préservait de malheur pendant toute Tannée, et le voyageur, enflammé à la vue de la beauté féminine, décrivit la scène

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