‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 175 sur 188 · Senili, XVI · texte numérisé non relu

Senili, XVI

lement des visiteurs considérables se rendaient dans ce lieu qu'il avait désormais rendu celebre, mais un déluge de lettres, d'ouvrages^ de poemes, se déversait sur lui menaçant de le submerger'. De France, d'Angleterre, de Grece et d'Allemagne, on lui envoyait des œuvres en lui demandant de les apprécier comme . arbitre élu des intelligences. . On était si convamcu de l'autorité de ce lettré saint homme, de ce poète ermite, que beaucoup de visiteurs pensaient ne pouvoir trouver le salut qu'auprès de lui, comme certain abbé de Corvara de Bologne, auquel le poète dut démontrer que son choix n était peutêtre pas excellent ■! Et vraiment, rien n aurait manqué à Vaucluse s'il était devenu un refuge

de pécheurs!

Lorsque le poêle s'établit en Italie dans la plénitude de son âge et de sa réputation, cette sorte de cour que lui faisaient à l'envl les personnages les plus illustres ne fut que s'étendre II se montrait étonné que l'on fût si au courant de ses moindres actions et laissait croire qu on Im dérobait ses lettres et qu'elles lui revenaient

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