Cf. Epist. poét
72 pé:trarque
faction que le canonicat de Migliarino dans le diocèse de Pise.
L'espoir de voir revenir le Pape à Rome ayant été déçu et l'état de santé de Robert de Naples, vicaire de l'Église, s'étant aggravé, de sérieux bouleversements avaient éclaté à Rome. Le gouvernement des treize boniviri renouvelé, envoya comme ambassadeur au Pape, Cola di Rienzi. C'est à cette occasion que Pétrarque fit sa connaissance. Différents de goûts et d'intentions, ils avaient de commun le sentiment de la grandeur du nom de Rome, des obligations que lui créait son passé historique. La fougueuse éloquence du jeune tribun dut remplir d'un merveilleux étonnement le poète qui avait en vain cherché dans les plus grands hommes de France et d'Itahe un esprit pratique qui répondit à ses idées ; aussi se pritil d'une admiration sans bornes pour celui qui lui communiquait sa flamme par des discours ardents qu'il jugeait « nobles et saints comme s'ils émanaient des tabernacles sacrés d'un oracle », et qui lui paraissaient être « d'un Dieu plutôt que d'un homme '. » Toutefois l'éloquence oratoire de Rienzi n'eut pas sur les actes de la