‹ Pétrarque, sa vie et son œuvre;Chapitre 51 sur 188 · Senili, XIII · texte numérisé non relu

Senili, XIII

biens de ses aïeux rachetés par les deniers publics \ » Toutefois cette offre était subordonnée à une condition, ou du moins accompap^née d'une im^itatlon : c'était qu'il voulût bien se prêter à mettre en bonne voie et renommée par sa science et son génie ^ l'Université que l'on voulait fonder à Florence pow toutes les études. Celte idée^qui venait évidemment de Boccace et de quelques autres savants de Florence, ne pouvait convenir à l'esprit indécis de Pétrarque qui avait un besoin trop continuel de changement pour rêver une tranquillité absolue et qui rejetait tout lien capable d'enchaîner sa liberté de quelque manière que ce fût. Il déclina donc cette offre poliment, mais les Florentins froissés rapportèrent le décret de restitution.

Depuis trois années le poète errait à travers l'Italie ; il se sentait repris d'un désir inquiet de retourner dans sa paisible retraite de Sorgue au milieu de ses livres amis et de ses habitudes champêtres. Oh ! se recueillir dans la paix sereine, dans les doux souvenirs, revoir les amis fidèles Lelio, Socrate, Philippe de Cabas-

1. Lettre des Florentins à Pétr. Mémoires de De Sade (Pièce justif. n° 2D).

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