Fam. XXI
ges sans risquer la moindre rencontre ', enfin c'est là qu'il chercha à vaincre ses habitudes les plus enracinées, réduisant son sommeil et les besoins de sa table, et renonçant entièrement aux plaisirs. Cependant il ne put jamais abandonner complètement le luxe des vêtements qu'il ne savait porter sans une certaine recherche ^ S'il échappait aux visites ennuyeuses, il n'échappait point aux illustres comme celles de Pandolfo Malatesta, seigneur de Pesaro, et de Niccolò Acciauoli, grand connétable du royaume de Sicile, et il n'évitait pas non plus tous les bruits du monde, puisque nous le voyons pendant l'hiver de 1360 à 1361 aller jusqu'à Paris comme ambassadeur de Galeas Visconti près du roi de France. Ce fut d'ailleurs une simple ambassade de parade sans objet politique, destinée uniquement à présenter les félicitations des Visconti au roi Jean que les Anglais venaient de rendre à la liberté. Les anecdotes de ce voyage sont de trop peu d'importance pour tenir place dans le cadre un peu étroit de cette biographie, mais je ne puis m'empècher de remarquer qu'aucun document n'indique
1 Idem.