LE CHANT
Gravure du Traité des Remèdes.
(Augsbourg, i532.)
En Allemagne ', l’ouvrage de Sébastien Brandt, publié à Bâle en 1496 ( « Librorum Fr. Petrarchæ Basileæ impressorum
annotatio » ), valut de bonne heure
une certaine vogue au Traité des Remèdes , dont le ton sentencieux conve nait d’ailleurs à merveille au tempérament germanique. Les indications de
Brandt inspirèrent, un quart de siècle plus tard, l’illustrateur de la curieuse édition dont nous allons parler.
Les dessins de cette édition*, publiée en i53a, à Augsbourg, chez Steyner, mais préparée longtemps auparavant (la dernière gravure porte la date i52o), sont dus soit à Hans Burgmair lui-même ( 1473-1 53 1) , soit à un artiste de son entourage1 2 3. L’éditeur déclare dans la préface qu’il s’est servi
des indications (« Visierlicher Angebung»), de Sébastien Brandt.
Jamais encore ouvrage de Pétrarque n’avait été l’objet d’une illustration aussi abondante : les gravures atteignent au chiffre imposant de 259, une parchapitre ou dialogue (254), non compris les frontispices. Le succès fut éclatant.
DE L’ABONDANCE DES AMIS Gravure du Traité des Remèdes.
(Augsbourg, i532.)
1. Une version tchèque, publiée à Prague, en i5oi, contient une gravure sur bois représentant Pétrarque assis devant la roue de la Fortune.