SCULPTURES EN IVOIRE
Graz. — Cathédrale. Six plaques provenant d’un coffret. P. 1 1 5 , i52, 17S, 180.
Florence. — Musée National. P. 180.
Paris. — Musée du Louvre. P. 180.
Richmond. — Ancienne collection Cook. P. 1S0.
Ancienne coilection Malcolm. P. 179, 180.
Collection Keglevich. P. 180.
Cadran du couvent de Kremsmünster (Autriche); deuxième moitié du xvie siècle. Ce monument en miniature (il mesure o«46 de diamètre) se compose de plaques d’ivoires juxtaposées, sur lesquelles les six Triomphes sont sculptés en relief. De nombreux ornements — armes, signes du zodiaque, sabliers, têtes de morts, faux, etc. — servent d’allusion aux idées mises en œuvre par Pétrarque. Si certaines compositions, par leur allure classique, font penser aux reliquaires de Graz, la note dominante ici, c’est le sentiment chrétien ; c’est ainsi que, sur le char de l’Amour, a pris place une femme casquée, ayant à ses pieds un agneau, et que l’Espérance et la Foi se sont attelées au timon. Dans la scène suivante, l’apothéose de la Chasteté, l’artiste n’avait pas besoin d’innover pour se mettre d’accord avec les exigences de la Foi. Aussi, de même que dans l’illustration de la Mort, ne s’écarte-t-il pas des formules traditionnelles. Il n’en va pas différemment pour la Renommée. En s’attaquant au Temps, l’artiste reprend son
indépendance : il lui donne pour escorte les Quatre Saisons, un enfant avec des épis, un homme demi-nu portant un arc et des oiseaux, une femme demi-nue, couronne en tête, avec des fleurs et des fruits, un homme tenant une chaufferette. ( Berichte und Mittheilungen des Altherthums-Vereins yw Wien, 1886, t. XXIII, p. 122-127. — Frimmel , Beitrcege, p. 60-61.)