Uberem messem parvo de semine messui
bronze du Regisol (fondue pendant la Révolution française) et essaya d’en analyser les beautés1.
Il serait doux de croire, mais il serait téméraire d’affirmer, que Pétrarque eut quelque part à la fondation grandiose dans laquelle son ami Galéas II perpétua son souvenir à Pavie : nous voulons parler du merveilleux château, élevé dans l’espace de six années seulement (à partir de i36o) et qui passa pour le plus somptueux de l’Europe entière (il avait coûté 400.000 écus d’or, soit, au bas mot, une vingtaine de millions de francs)*. Du moins attribue-t-on à notre poète les
hexamètres latins gravés sur la porte, du côté du jardin. Un de ses amis intimes, Giovanni Dondi , surnommé degli Orologi, commença en 1 364, pour le même édifice, la construction d’une horloge astronomique célèbre. Notons aussi, parmi les peintures du château, l 'Histoire de Griselidis, narrée par Boccace en italien, et traduite par Pétrarque en latin 3.
En tout état de cause, Pétrarque fut préposé à la formation et au
(D’apr
L ANCIENNE VILLE DE PAVIE ie gravure de la Cosmographie de Séb. Münster.)
Arborem quam stilo descripseram coloribus designasti ; ac memoreni Horatianæ sententiæ ubi ait :
Segnius irritant animos demissa per aures Quam quæ sunt oculis subjecta fidelibus,
quod auribus ingesseram oculis subjecisti, non contentus nisi et ejus oppositum insuper, et hujus vitæ arenam habitatam mortalibus addidisses... Superest ut et amico illi optimo et tibi gratias agam, qui pro brevi papyro non eam modo de qua loquebar arborem, sed totum mihi terrarum orbem in membranis descriptum insigni quidem artificio remisistis : utque ambobus et arboris ostensæ refrigerium, et mentium corporumque valetudinem inconcussam ac perpetuam precer. Vale,Mediolani.» ( Ep.fam ., livre LXI ; éd. Fracassetti, t. III, p. 440-442,473-476.)