‹ Pétre Ivanovitch, suite du Gilblas russe (volume 2)Chapitre 43 sur 43 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

PAGE t^, ROTE I.

Tout ceci est parfailemcnl exact, et nous avons été témoin de ceteutliousîasnie gc'néral,qui nous fil redouter dès-lors les plus grands revers pour les armes de nos co*mpatriotes. Mais a vouons^ i^ussi que le beau rôle, en celle occasion , c'iait nou pour nous, qui vrnions envahir el dc'vaster un pa^s,dan$ lebul desnlisfaireà uue vainesoifd'aml)i(i()n,ou dfî servir des projets trop gigan-

^tesques pour être couronnés du succès, nw<is pour V:es Russes qui défendaient le; sol de In pairie. Tous les pctt* pies sont égaux en courage-^etcn dévouement, dans uul

pvreîllë eîneonstiviice; et ce «entîment de-ràmour^dir* sol'etdei*bodneurnstional, qui a prît tant de fdreeffl dihityees deniers temps^eM'IsrphiyAirte-etlft'plus^âûre *^ ganntî^que TEtirope'ait aejonrd^liiii contré des-funei^' «^ tes teiitative3 d*ainbitîon qui tendraient à la troubler' dé'noavetti. Uevgnetrespepuiaires sont les seule» dd^ tf0nmif9qui soient possîblesyet Ic^ tnonarques de PEa* • rope ne tfoÎTent plus pensera «engffger leurs peoplesi âJn9 dës^démélés qui n-aurAtent pour mobile que leurs «> intérêts particuliers , s*ilsne<reulentpoint risquer d'à p*prendre à leurs dépens qu'il est une force «UHdessnsdd* leur l>ou plaisir.

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Yëlcî le récit que M*, de Cbambray fait de cette afi' faire {Histoire de l'Expédition de Russie y lom. x", p. 9 1)*

« Depuis Bëszencowîczi jusqu'à Witebsk, la roule se trouve toujours à une «faible distance de la Dwina; ayant Ostrowuo, le pays est presque partout découvert etéuMvé; une portée de cation au-delà, ce sont des bois qui s'étendent jusqu'à la Luczissa, et au milieu desquels on ti'ouve çà et là quelques parties cultivées. La roule y est coupée par plusieurs ravins assez profonds. Oslerman avait pris position à Fentrée de ces bbîs ; sa droite occupait la partie qui borde la Dwina , sa gauebe celle qui est à gauche de la grande roule, son ccnli*e un terrain découvert, situé au milieu du boîs, et que là routé traverse ; Osfrowno se trouvait" d^ant Son front. On avait mis sous ses ordres le corps r de' cavalerie de Pàhlen»; il IVnvoja en reconnaissance' sur la roule de Beszeneovnczi , où il rencontra bientôt la cavalerie fj^àuçaise : chargé avec impétuosité par la division Bruyère , qui marchait à ràvanl-garde , il per-

feiBnisie. Il fast avouer que NvénmicRitaiirail'Iiiitiié'cslIé ' combînaîfoii i maét , poar 'reBéestion «Tnti. tst*' pla« decaavpagae» il a'aurait'pasëtéiiécanMra dcwr' Cfifièr aotMit d'lioinmoi,'dV>ppaMr «lia rëaîalaiioeaviit «pfaiîÉIra» er, pour ainsi diray aQiiidtfaaf|iërtfa tar^ plvanan pointa. Il snffit ée jder'un coopdVBÎI'Wa' IViflloira de celte canfipagno^ snitont anr le rént dea^ cembati tneartriera livrés auprès' de Smolenak i qid M^' pfîa et repris juaqn'à troîs loi» par les denx nnnéet cn^ nemîes, pour se oouvaincre que ar, un plan- de re«> Iniîley tel qu'on l'annooceyeAlétërëellenieiitcombiBéy lae ordres donnes pour Ta ppuyer eussent été bien mal oaanprfoet bien mal exécutés. Sans ries dinnnuer da^coumge et de l'héroïsme de» Russes ^ rfaiataiivrecan«' naîtra que ce sont nos propres fauter qui ont amenélas^ rarers dont cette campagne a été suivie pour noa^araMi; Noos étions entrés trop tard en Russie. Malgré tons lasrapports' faits à Tempcrenr, il connaissait foit mat le* terrain et surtout les dispositions dû peuple, et il s*eit étrangement aveuglé en restantsi long-temps k MoscoUi dims l'attente de propositions pacifiques de Im part d'une nation dont l'ancienne capitale est Moscou, maisdont le cœur est partout. Il croyait la campagne ter*» minde, et elle ne faisait rdellcmcnt que commencer!

PAGE aOJ , NOTS 3.

* Le télôgue on la télègue (/e;/eg'a)estla voiture d'hiver dii paysan.

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