CHAPITRE VIII
Cet épisode, jeté froidement ici, sans liaison avec l'intrigue du roman, n'inspire qu'une horreur inutile. Il faut lire dans M. deSégur le récit des désastres inouïs et à peine croyables que les Français eurent à subir dans leur retraite de Moscou, et principalement au passage de la Bérésina. Cet auteur, auquel la stratégie et l'histoire ont quelques reproches à faire , reprend ici tous ses avantages , et son imagination , si vive, si ar* dente , ne fait plus que colorier des faits malheureuse» ment trop réels, et attestés par tous ceux qui sont échappés , comme par miracle , aux glaces , au fer et à
la mitraille, luttant entre eux de force destructive. Un but moral , d'ailleurs, et une grande leçon ressortent de cet tableaux devenus à bon droit populaires ; Tauleur n'écrivait point , en les traçant , pour ses compagnons de gloire et de malheur, mais pour le peuple et pour les gens du monde, qu'il fallait désabuser, d'une gloire acquise aussi chèrement.
rar ois irons.