‹ PétroneChapitre 2 sur 115 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

peut, d'un abord plus facile et aussi à le mettre à jour par quelques pages nouvelles. Puisse-t-il cette fois encore être bien accueilli.

Pour la partie déjà publiée, je me suis demandé si je la reproduirais telle quelle. Il est sûr que j'y verrais aujourd'hui beaucoup à ajouter, beaucoup à supprimer, à modifier ou à exposer autrement. Sur un sujet comme celui-ci, avec un auteur qui, comme Pétrone, vous dépasse et vous échappe sans cesse, espérer aboutir à un jugement constant est peut-être chimérique; en tout cas, ce serait chose pour moi difficile, sans doute prématurée; je n'y prétends nullement pour mon compte, et je sens bien que je n'en suis pas là.

Des remaniements même limités auraient modifié, peut-être altéré, au moins dans sa suite et dans sa forme, la première ébauche sans laquelle je n'aurais pas risqué ce nouveau P^fron^. Enfin, pour la conserver, j'avais, à défaut d'autre raison, tout au moins celle-ci, que me démentir, à moins de dix ans de distance, n'eût pas été un bon moyen d'inspirer confiance au lecteur.

J'ai donc pris le parti de me borner aux corrections indispensables. Par les additions qui pré-

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cèdent ou qui suivent Tancien essai, on pourra bien assez pressentir pourquoi et sur quoi mon opinion a changé ; et, d'ailleurs, ce n'est pas cela qui importe.

Un mot encore. Je désire que le lecteur ne s'y méprenne pas : il trouvera ici des aperçus plutôt que des résultats. xMoins encore : je n'entends nullement traiter à fond ou épuiser le sujet; j'en étudie successivement divers aspects. Ce sera assez pour moi, si j'en ai fait nettement ressortir la difficulté. Tout le Satiricon^ j'ai eu déjà l'occasion de le dire, me paraît semé pour nous de chausse-trapes : je voudrais être sûr de ne m'y être pas laissé prendre trop souvent. J'avoue que, pour faire passer les défauts du commentaire, je compte quelque peu sur mon auteur. C'est derrière lui que je voudrais me garer contre les critiques. Il y a dans tout son roman tant d'esprit, tant de sel, tant de sarcasmes contre les ridicules de son temps, que le nôtre aussi ne trouverait peut-être pas un meilleur antidote contre les fadeurs ou les sottises contemporaines. Mais en voilà assez et trop sur la valeur de cet Essai. Puisse-t-il aider le lecteur à mettre désormais

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quelque idée plus claire sous les trois syllabes du nom toujours énigmatique que j'ai cette fois inséré simplement dans le titre : sous le nom de

1. Qu'on me permette d'avertir que, ici comme dans le livre qui a précédé, je renvoie toujours, pour le Satiricon, aux pages et lignes de la troisième édition de Buecheler : fierlin, Weidmann,

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