‹ Pétrone en FranceChapitre 14 sur 73 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

moins de changements et de variantes chez les conteurs suivants': Ilomulus, livre IV, fable IX, Femina et miles ; l'anonyme de Nevelet, fable 48, De milite et femina; Marie de France, fable 33, De la Famé qui feseit duel de son mari, alias : De l^Oume mort et de sa Moilier. On le lit dans Ysopet I, fable 44, chez Eustache Deschamps : Exemple contre ceulx qui se fient en amour de femmes; dans le Dolopathos ou Roman des sept sages de Rome, chapitre XV : (( Comme Tenfaiit fut saulvé par le moyen de Joachim, septiesme maistre, à l'exemple de la femme, laquelle rompit à son mary les dentz et le visage. » (L'auteur a emprunté à Pétrone quelques circonstances, mais en les rendant atroces.) On trouve aussi dans le Ludus septem sapientium, etc., « Zamolxis exemplum », un souvenir de ce conte, qui fait le sujet du fa-

haute antiquité, qu'on retrouve jusque dans l'Inde, où sans doute est son origine, jusqu'en Chine, et dans beaucoup d'autres pays. Sur la fortune de cette liistoire, que Pétrone a très vraisemblablement empruntée aux contes Milésiens, voir la dissertation de M. E. Grisobach : Die Wanderung der treulosen Wiltwe durch die yVelllileraiur. 2« éd. Berlin, Lehmann, 1889.

1. Nous empruntons cette nomenclature à M. H. Régnier, Les Grands Ecrivains de la France: La Fontaine, t. VI. (Hachette, 1890.) La Malrone d'ÉpItése.

bliau intitulé : De celle qui se (il /"..... sur la fosse de son mari (Barbazan et Méon, t. III, p. \(Vl, et Montaiglon, tome III, p. 1 18) et de plusieurs autres. (Voir Dacier, Mémoires de l'Académie des Jnscriptions, t. XLI, p. 523 à 545 ; Legrand d'Aussy, tome III, p. 6*2 ; et Dinaux, Trouvères de la Flandre, tome II, p. 3'2-33*.)

Il faut remarquer que le conte de la Matrone d'Éphèse avait été détaché de bonne heure du Satiricon; la version de Jean de Salisbury, entre autres, a pu servir de base aux diverses imitations que nous avons énumérées.

Nous voici parvenus à Tépoque de la mise au jour, par 1 imprimerie, des fragments du Satiricon. Désormais Pétrone ne va pas cesser d'être l'objet de commentaires, de recherches, de discussions érudites, de travaux de tout genre. C'est dans notre pays que nous allons, de préférence, suivre sa destinée.

1. Après la publication par l'imprimerie des fragments de Pétrone, le conte de la Matrone d'Éphèse continuera à être imité de préférence par les fabulistes. On le retrouve dans le Matheolus de Le Febvre de Thérouanc, s. 1. 1 188, in-fol., 1. Il, fol. 15; dans l'Ésope de frère Julien Macho, des Augustins de Lyon, fable 49 ; chez Camcrarius, fable 193, Muliehris Inclus.

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